Ce lexique porte sur différents termes utilisés dans le domaine du droit international humanitaire. Il peut être considéré comme un instrument de travail pour celui qui doit utiliser ces concepts dans l’exercice de ses fonctions. Il comprend plus de 200 définitions relatives à l’action du personnel de santé engagé dans des conflits armés, quelques articles de fond, plus de 200 liens pointant vers d’autres sites en relation avec le droit international humanitaire. Les références des définitions sont souvent portées en bas de page (G pour les conventions de Genève et GP pour les protocoles additionnels). Les billets publiés ont pour vocation de stimuler la réflexion et ne représentent aucunement l’avis de l’auteur.
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Doctors under attack…

Assaults on health workers, facilities, and patients are all too common in countries across the MENA region. In Syria and Yemen, atrocities against health care continue unabated amidst public outrage. In Egypt, doctors are victims of police brutality and abuse.
While assaults on health care are unacceptable, what can we do to stop them from ever occurring again?
In Syria, Yemen, and Egypt medical practitioners find themselves under particular assault. Since the escalation of the conflict in Yemen in March 2015, more than 13 health workers have been killed and 23 injured. In addition, 102 health facilities have been partially or totally damaged. Since the start of the conflict in Syria, 373 attacks hit 265 medical facilities. Around 750 medical personnel have been killed. In July alone, there were 43 attacks on healthcare facilities in the country – more than one attack every day. In Egypt, doctors are being arbitrarily arrested and detained. Around 319 doctors were arrested between June 30 and October 6, 2013.
From the war-torn to the relatively stable, medics continue to be targeted with impunity. Despite attacks on medical personnel and health care facilities being against international law, accountability for violations of medical impartiality has yet to be seen.
Source : safeguarding health in conflict
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Protracted conflict and humanitarian action

This report draws on some recent operational experiences of the ICRC to describe the theory and practice of the ICRC’s approach to humanitarian assistance in protracted conflict.
The ICRC spends about two thirds of its budget on protracted conflicts. The average length of time the ICRC has been present in the countries hosting its ten largest operations is more than 36 years. Protracted conflicts are a major source of human suffering and a cause of protracted displacement, migration and development reversals.
The report contributes to important humanitarian policy discussions on the relief development relationship, the urbanization of humanitarian response, multi-year planning and humanitarian financing. Chapter 1 starts with theoretical and legal analysis of protracted conflict. Chapter 2 examines the damaging effects of protracted conflict on State and society. Chapter 3 describes the ICRC’s « combined approach » to short and long-term needs. Chapter 4 looks at key areas where the ICRC is determined to improve its performance and some important international policy changes that will help it do so.
Source : CICR – Read the full report here.
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Les lits vides sont le reflet de la guerre

Le Dr. Erlend Grønningen, de Trondheim en Norvège, est le superviseur du service d’hospitalisation de MSF à l’hôpital Boost de Lashkar Gah, dans le Helmand. Il est en Afghanistan depuis le mois d’avril et se concentre principalement sur la médecine interne ainsi que sur le dépistage et le traitement de la tuberculose. C’est sa deuxième mission avec MSF, après le Soudan du Sud en 2014. En Norvège, le Dr Grønningen est spécialisé en médecine respiratoire. Il explique ici de quelle manière les conflits dans les régions alentours de Lashkar Gah empêchent la population d’atteindre l’hôpital.
Ces dernières semaines dans la province d’Helmand, les combats se sont intensifiés et se sont rapprochés de la capitale, Lashkar Gah. Bien que les affrontements aient diminué ces derniers jours, les alentours de la ville sont encore en proie aux violences. Nous avons constaté une baisse significative des admissions à l’hôpital Boost, établissement de 300 lits que nous gérons en collaboration avec le ministère de la Santé afghan. L’hôpital, qui est d’habitude régulièrement dépassé par les arrivées de patients, a vu le nombre d’admissions aux urgences fortement baisser.
Il est très frustrant pour notre équipe de constater l’impact des conflits sur l’accès aux soins. Habituellement, les lits du service pédiatrique ou du centre thérapeutique nutritionnel intensif sont occupés par des enfants et des jeunes patients bruyants, qui occupent parfois un même lit à deux pour un traitement contre la malnutrition ou d’autres conditions sévères. Mais ces jours-ci, il règne dans ces services un calme sinistre et beaucoup de lits sont vides. Les lits vides sont le reflet de la guerre.
Source : MSF
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MSF contrainte d’évacuer son personnel de six hôpitaux dans le nord du Yémen

Suite au bombardement de l’hôpital de Abs, le 15 août, dans le gouvernorat de Hajjah auYémen, qui a fait 19 morts et 24 blessés, MSF a décidé d’évacuer son personnel des hôpitaux auxquels elle apporte un soutien dans les gouvernorats de Saada et Hajjah dans le nord du Yémen, précisément des hôpitaux de Haydan, Razeh, Al Gamouri etYasnim (gouvernorat de Saada) et des hôpitaux de Abs et Al Gamouri (gouvernorat de Hajjah). L’attaque sur l’hôpital de Abs est la quatrième attaque sur une structure de soins soutenue par MSF durant cette guerre. C’est aussi la plus meurtrière. Et d’innombrables attaques ont été perpétrées sur d’autres structures et services de soins.
Source : MSF
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International humanitarian law course for humanitarian practitioners

6-11 November 2016
ICRC Humanitarium
17 Avenue de la Paix, Geneva
Course description
Jointly organized by the ICRC and CERAH, this immersive five-day course is open to humanitarian practitioners who wish to become acquainted with the legal framework applicable to armed conflicts. Combining theory and practice, the course follows a methodology involving exercises, simulations and discussions based on the actual challenges that humanitarian workers face today.

Application deadline: 4 September 2016

Source : ICRC
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Afghanistan : l’intensification des combats à Helmand empêche les patients d’atteindre l’hôpital

Alors que les combats se déplacent vers Lashkar Gah, la capitale de la province de Helmand, dans le sud de l’Afghanistan, les malades et les blessés atteignent difficilement l’hôpital Boost, une structure de 300 lits gérée par MSF en partenariat avec le ministère afghan de la Santé Publique.
Au cours de ces dix dernières années, la province de Helmand a été le théâtre d’incessants combats entre le gouvernement et les forces d’opposition. C’est l’un des principaux obstacles à l’accès aux soins de santé vitaux pour la population.
« L’intensification et la proximité des combats limite considérablement l’accès à l’hôpital, déplore Guihlem Molinie, responsable des programmes de Médecins Sans Frontières en Afghanistan. Près d’un quart de nos patients ne peuvent actuellement pas rejoindre la salle d’urgence ».
Les patients rapportent que des routes sont bloquées et que les checkpoints ralentissent l’accès à l’hôpital.
Au mois d’août, 25 patients par jour, pour la plupart des enfants de moins de cinq ans, sont hospitalisés au sein du service traitant les malades souffrant de malnutrition, beaucoup moins que la moyenne d’admission en cette période de l’année.
« Le faible nombre de patients admis pour malnutrition est particulièrement alarmant, s’inquiète Guilhem Molinie. Une prise en charge tardive des patients atteint de malnutrition peut avoir un impact très grave sur le développement au cours de la petite enfance, et même être fatal.  C’est la principale cause de mortalité infantile dans la province de Helmand. Même quand il n’y a pas de combats, les enfants arrivent en général trop tard à l’hôpital, et dans un état critique. »
Les équipes MSF se sont préparées à la prise en charge d’un éventuel afflux massif de blessés, avec des stocks de matériel pré-positionnés et des protocoles de triage en place. MSF a communiqué les coordonnées GPS de tous ses bâtiments à Laskar Gah à toutes les parties au conflit, de la même manière qu’elle l’avait fait à Kunduz l’année dernière. MSF a mis en place une politique très stricte interdisant le port d’armes dans l’enceinte de ses structures de santé et toute personne pénétrant l’une d’elle doit déposer ses armes dans un casier sécurisé prévu à cet effet avant d’entrer.
MSF travaille en Afghanistan depuis 1980. A Kunduz comme dans le reste du pays, les personnels nationaux et internationaux travaillent ensemble pour garantir la qualité des soins prodigués. MSF soutient le ministère de la Santé Publique à l’hôpital Ahmad Shah Baba dans l’est de Kaboul, à la maternité de Dasht-e-Barchi dans l’ouest de Kaboul et à l’hôpital Boost de Lashkar Gah, dans la province de Helmand. A Khost, dans l’est du pays, MSF gère une maternité. A Kandahar, MSF a le projet d’ouvrir une structure spécialisée dans la prise en charge de la tuberculose multi-résistante. Les programmes de MSF en Afghanistan sont exclusivement financés par des fonds privés. MSF refuse tout financement gouvernemental.
Source : MSF
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The war on Syrias doctors

It was April 13, just past noon, and Hasan al-Araj was behind schedule as he left an underground hospital for his next rounds. He was usually careful to check the skies above him in Hama, where he was the last surviving cardiologist in the province’s rebel-held territory, for the Russian and Syrian warplanes that regularly cruised overhead. But, in his haste, he did not use his walkie-talkie to confirm with colleagues that the skies were clear.
A missile exploded near his van as he drove away. In the wreckage, colleagues found body parts and pieces of his white medical coat.
“It was targeting,” said Ahmad al-Dbis, a pharmacist and medical aid worker who worked closely with Araj. “It’s known that that’s the location of a hospital, and it’s known that most of the people moving around there are medical staff.”
Since March 2011, at least 738 Syrian doctors, nurses, and medical aides have died in more than 360 attacks on medical facilities, according to Physicians for Human Rights (PHR). The independent human rights group holds the Syrian government and its ally, Russia, responsible for upwards of 90 percent of these attacks.
Medical aid workers accuse the Syrian government and Russia of seeking to demoralize and drive out civilians and fighters from opposition-held territory by depriving them of health care and battlefield medicine. The targeted attacks on hospitals have certainly depleted the supply of doctors in rebel areas. Earlier in April, a sniper bullet to the head killed the last doctor in the besieged town of Zabadani. Later that month, rebel-held Aleppo lost one of its last pediatricians when a regime airstrike flattened al-Quds Hospital. According to PHR, 95 percent of the medical personnel who were in Aleppo before the war have either fled, been detained, or were killed.
It is a war crime under international law to deliberately target hospitals, doctors, and nurses. In early May, after a series of airstrikes in Aleppo, the U.N. Security Council unanimously passed a resolution condemning what Secretary-General Ban Ki-moon described as “surgical strikes … hitting surgical wards.” But like so many other U.N. declarations about Syria, it had no teeth —there was no risk of punishment for violating the resolution. By the end of that month, two more hospitals were damaged as a result of air raids on rebel-held Idlib and Aleppo.
Araj, who was 46 at the time of his death, accepted the risks of his work. He sent his wife and five children to Turkey for their safety and visited his family there frequently. But he was dead set on remaining in his homeland: “Even if you give me all of Europe, I will not leave my country,” he told an assembly of doctors at a medical conference in Geneva last year, according to Dbis. “I don’t betray my country in these circumstances. And, inshallah, either I will die in Syria or we will triumph.”
The full article continues on the Foreign Policy website at: http://foreignpolicy.com/2016/08/11/the-war-on-syrias-doctors-assad-medicine-underground/.
Source : Safeguarding health in conflict
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Pakistan: More than 50 people killed in horrific bomb attack on hospital in Quetta

Geneva/Islamabad (ICRC) – The International Committee of the Red Cross (ICRC) is deeply saddened by the horrific attack on Civil Hospital Quetta today that has killed over 50 people and injured many more.
Reto Stocker, head of ICRC delegation in Pakistan, said: « We are shocked to see so many innocent people killed in cold blood today just outside the casualty department of the Civil Hospital in Quetta. Hospitals are places where lives are saved – there can be no justification for such horrendous acts. We share the grief and pain of the bereaved families at this difficult time. »

Diminishing respect for hospitals, medical staff and ambulances is at the heart of the ICRC’s concerns globally and in Pakistan. The sanctity of healthcare facilities must be respected at all costs. Together with Pakistan’s medical fraternity, the ICRC has been working for the last two years to promote the safety of healthcare services in all circumstances.

Source : ICRC
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Syrie : un hôpital soutenu par MSF dévasté à Idlib

Un hôpital très actif soutenu par MSF et desservant une population de 70 000 personnes a été détruit par un bombardement aérien sur la ville de Millis, située dans le gouvernorat d’Idlib, en Syrie, ce samedi 6 août. Cette attaque intervient en pleine recrudescence du conflit dans le gouvernorat d’Idlib.
Quatre personnes travaillant à l’hôpital ainsi que neuf autres, y compris cinq enfants et deux femmes, ont été tuées dans les attaques aériennes qui ont frappé directement l’hôpital et ses alentours aux environs de 14h, heure locale. Six autres personnes travaillant à l’hôpital ont été blessées. Le bombardement a détruit une grande partie du bâtiment, et l’hôpital est actuellement fermé.
Le bombardement a détruit la salle d’opération, l’unité de soins intensif, le département pédiatrique, environ 80% du matériel médical, les ambulances et le générateur. Connu comme le centre de référence en pédiatrie, l’hôpital procurait des soins essentiels à environ 70 000 personnes vivant à Millis et ses alentours, où un grand nombre de personnes s’étaient réfugiées afin de fuir les lignes de front dans le nord de la Syrie. L’hôpital procurait des soins d’urgence ou des consultations à environ 250 patients par jour, dont une majorité de femmes et d’enfants. Depuis début 2014, MSF soutenait cet hôpital avec des fournitures médicales et des conseils techniques, et, par la suite, avec des moyens financiers afin que le personnel de l’hôpital puisse continuer son travail.
Source : MSF
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Challenges for IHL in a changing world.

Whether it’s civilians starving under extreme siege conditions, or doctors and nurses killed by indiscriminate aerial bombardment, the daily news from today’s conflict zones paints a devastating portrait of widespread violations of international humanitarian law (IHL). Against this backdrop of suffering, it is tempting to conclude that IHL – the set of rules intended to protect civilians in wartime – is under threat.
In this podcast, international law expert Professor Marco Sassòli of the University of Geneva joins Netta Goussac, ICRC Regional Legal Adviser for the Pacific, to discuss his perspectives on the challenges for IHL in a changing world. Discussion questions include:
  • How can we ensure a minimum of humanity in profoundly inhumane situations?
  • Why should fighters respect their enemies, as well as their friends?
  • What can Australia do to contribute to strengthening global respect for IHL?
Drawing on decades of experience as a delegate with the ICRC, and as a renowned academic, Professor Sassòli shares his insights on how the international community can work towards rebuilding respect for the law and ensuring better protection for civilians caught up in 21st century conflict situations.
Listen to the podcast.
Source : ICRC
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