Ce lexique porte sur différents termes utilisés dans le domaine du droit international humanitaire. Il peut être considéré comme un instrument de travail pour celui qui doit utiliser ces concepts dans l’exercice de ses fonctions. Il comprend plus de 200 définitions relatives à l’action du personnel de santé engagé dans des conflits armés, quelques articles de fond, plus de 200 liens pointant vers d’autres sites en relation avec le droit international humanitaire. Les références des définitions sont souvent portées en bas de page (G pour les conventions de Genève et GP pour les protocoles additionnels). Les billets publiés ont pour vocation de stimuler la réflexion et ne représentent aucunement l’avis de l’auteur.
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MSF contrainte d’évacuer son personnel de six hôpitaux dans le nord du Yémen

Suite au bombardement de l’hôpital de Abs, le 15 août, dans le gouvernorat de Hajjah auYémen, qui a fait 19 morts et 24 blessés, MSF a décidé d’évacuer son personnel des hôpitaux auxquels elle apporte un soutien dans les gouvernorats de Saada et Hajjah dans le nord du Yémen, précisément des hôpitaux de Haydan, Razeh, Al Gamouri etYasnim (gouvernorat de Saada) et des hôpitaux de Abs et Al Gamouri (gouvernorat de Hajjah). L’attaque sur l’hôpital de Abs est la quatrième attaque sur une structure de soins soutenue par MSF durant cette guerre. C’est aussi la plus meurtrière. Et d’innombrables attaques ont été perpétrées sur d’autres structures et services de soins.
Source : MSF
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International humanitarian law course for humanitarian practitioners

6-11 November 2016
ICRC Humanitarium
17 Avenue de la Paix, Geneva
Course description
Jointly organized by the ICRC and CERAH, this immersive five-day course is open to humanitarian practitioners who wish to become acquainted with the legal framework applicable to armed conflicts. Combining theory and practice, the course follows a methodology involving exercises, simulations and discussions based on the actual challenges that humanitarian workers face today.

Application deadline: 4 September 2016

Source : ICRC
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Afghanistan : l’intensification des combats à Helmand empêche les patients d’atteindre l’hôpital

Alors que les combats se déplacent vers Lashkar Gah, la capitale de la province de Helmand, dans le sud de l’Afghanistan, les malades et les blessés atteignent difficilement l’hôpital Boost, une structure de 300 lits gérée par MSF en partenariat avec le ministère afghan de la Santé Publique.
Au cours de ces dix dernières années, la province de Helmand a été le théâtre d’incessants combats entre le gouvernement et les forces d’opposition. C’est l’un des principaux obstacles à l’accès aux soins de santé vitaux pour la population.
« L’intensification et la proximité des combats limite considérablement l’accès à l’hôpital, déplore Guihlem Molinie, responsable des programmes de Médecins Sans Frontières en Afghanistan. Près d’un quart de nos patients ne peuvent actuellement pas rejoindre la salle d’urgence ».
Les patients rapportent que des routes sont bloquées et que les checkpoints ralentissent l’accès à l’hôpital.
Au mois d’août, 25 patients par jour, pour la plupart des enfants de moins de cinq ans, sont hospitalisés au sein du service traitant les malades souffrant de malnutrition, beaucoup moins que la moyenne d’admission en cette période de l’année.
« Le faible nombre de patients admis pour malnutrition est particulièrement alarmant, s’inquiète Guilhem Molinie. Une prise en charge tardive des patients atteint de malnutrition peut avoir un impact très grave sur le développement au cours de la petite enfance, et même être fatal.  C’est la principale cause de mortalité infantile dans la province de Helmand. Même quand il n’y a pas de combats, les enfants arrivent en général trop tard à l’hôpital, et dans un état critique. »
Les équipes MSF se sont préparées à la prise en charge d’un éventuel afflux massif de blessés, avec des stocks de matériel pré-positionnés et des protocoles de triage en place. MSF a communiqué les coordonnées GPS de tous ses bâtiments à Laskar Gah à toutes les parties au conflit, de la même manière qu’elle l’avait fait à Kunduz l’année dernière. MSF a mis en place une politique très stricte interdisant le port d’armes dans l’enceinte de ses structures de santé et toute personne pénétrant l’une d’elle doit déposer ses armes dans un casier sécurisé prévu à cet effet avant d’entrer.
MSF travaille en Afghanistan depuis 1980. A Kunduz comme dans le reste du pays, les personnels nationaux et internationaux travaillent ensemble pour garantir la qualité des soins prodigués. MSF soutient le ministère de la Santé Publique à l’hôpital Ahmad Shah Baba dans l’est de Kaboul, à la maternité de Dasht-e-Barchi dans l’ouest de Kaboul et à l’hôpital Boost de Lashkar Gah, dans la province de Helmand. A Khost, dans l’est du pays, MSF gère une maternité. A Kandahar, MSF a le projet d’ouvrir une structure spécialisée dans la prise en charge de la tuberculose multi-résistante. Les programmes de MSF en Afghanistan sont exclusivement financés par des fonds privés. MSF refuse tout financement gouvernemental.
Source : MSF
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The war on Syrias doctors

It was April 13, just past noon, and Hasan al-Araj was behind schedule as he left an underground hospital for his next rounds. He was usually careful to check the skies above him in Hama, where he was the last surviving cardiologist in the province’s rebel-held territory, for the Russian and Syrian warplanes that regularly cruised overhead. But, in his haste, he did not use his walkie-talkie to confirm with colleagues that the skies were clear.
A missile exploded near his van as he drove away. In the wreckage, colleagues found body parts and pieces of his white medical coat.
“It was targeting,” said Ahmad al-Dbis, a pharmacist and medical aid worker who worked closely with Araj. “It’s known that that’s the location of a hospital, and it’s known that most of the people moving around there are medical staff.”
Since March 2011, at least 738 Syrian doctors, nurses, and medical aides have died in more than 360 attacks on medical facilities, according to Physicians for Human Rights (PHR). The independent human rights group holds the Syrian government and its ally, Russia, responsible for upwards of 90 percent of these attacks.
Medical aid workers accuse the Syrian government and Russia of seeking to demoralize and drive out civilians and fighters from opposition-held territory by depriving them of health care and battlefield medicine. The targeted attacks on hospitals have certainly depleted the supply of doctors in rebel areas. Earlier in April, a sniper bullet to the head killed the last doctor in the besieged town of Zabadani. Later that month, rebel-held Aleppo lost one of its last pediatricians when a regime airstrike flattened al-Quds Hospital. According to PHR, 95 percent of the medical personnel who were in Aleppo before the war have either fled, been detained, or were killed.
It is a war crime under international law to deliberately target hospitals, doctors, and nurses. In early May, after a series of airstrikes in Aleppo, the U.N. Security Council unanimously passed a resolution condemning what Secretary-General Ban Ki-moon described as “surgical strikes … hitting surgical wards.” But like so many other U.N. declarations about Syria, it had no teeth —there was no risk of punishment for violating the resolution. By the end of that month, two more hospitals were damaged as a result of air raids on rebel-held Idlib and Aleppo.
Araj, who was 46 at the time of his death, accepted the risks of his work. He sent his wife and five children to Turkey for their safety and visited his family there frequently. But he was dead set on remaining in his homeland: “Even if you give me all of Europe, I will not leave my country,” he told an assembly of doctors at a medical conference in Geneva last year, according to Dbis. “I don’t betray my country in these circumstances. And, inshallah, either I will die in Syria or we will triumph.”
The full article continues on the Foreign Policy website at: http://foreignpolicy.com/2016/08/11/the-war-on-syrias-doctors-assad-medicine-underground/.
Source : Safeguarding health in conflict
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Pakistan: More than 50 people killed in horrific bomb attack on hospital in Quetta

Geneva/Islamabad (ICRC) – The International Committee of the Red Cross (ICRC) is deeply saddened by the horrific attack on Civil Hospital Quetta today that has killed over 50 people and injured many more.
Reto Stocker, head of ICRC delegation in Pakistan, said: « We are shocked to see so many innocent people killed in cold blood today just outside the casualty department of the Civil Hospital in Quetta. Hospitals are places where lives are saved – there can be no justification for such horrendous acts. We share the grief and pain of the bereaved families at this difficult time. »

Diminishing respect for hospitals, medical staff and ambulances is at the heart of the ICRC’s concerns globally and in Pakistan. The sanctity of healthcare facilities must be respected at all costs. Together with Pakistan’s medical fraternity, the ICRC has been working for the last two years to promote the safety of healthcare services in all circumstances.

Source : ICRC
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Syrie : un hôpital soutenu par MSF dévasté à Idlib

Un hôpital très actif soutenu par MSF et desservant une population de 70 000 personnes a été détruit par un bombardement aérien sur la ville de Millis, située dans le gouvernorat d’Idlib, en Syrie, ce samedi 6 août. Cette attaque intervient en pleine recrudescence du conflit dans le gouvernorat d’Idlib.
Quatre personnes travaillant à l’hôpital ainsi que neuf autres, y compris cinq enfants et deux femmes, ont été tuées dans les attaques aériennes qui ont frappé directement l’hôpital et ses alentours aux environs de 14h, heure locale. Six autres personnes travaillant à l’hôpital ont été blessées. Le bombardement a détruit une grande partie du bâtiment, et l’hôpital est actuellement fermé.
Le bombardement a détruit la salle d’opération, l’unité de soins intensif, le département pédiatrique, environ 80% du matériel médical, les ambulances et le générateur. Connu comme le centre de référence en pédiatrie, l’hôpital procurait des soins essentiels à environ 70 000 personnes vivant à Millis et ses alentours, où un grand nombre de personnes s’étaient réfugiées afin de fuir les lignes de front dans le nord de la Syrie. L’hôpital procurait des soins d’urgence ou des consultations à environ 250 patients par jour, dont une majorité de femmes et d’enfants. Depuis début 2014, MSF soutenait cet hôpital avec des fournitures médicales et des conseils techniques, et, par la suite, avec des moyens financiers afin que le personnel de l’hôpital puisse continuer son travail.
Source : MSF
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Challenges for IHL in a changing world.

Whether it’s civilians starving under extreme siege conditions, or doctors and nurses killed by indiscriminate aerial bombardment, the daily news from today’s conflict zones paints a devastating portrait of widespread violations of international humanitarian law (IHL). Against this backdrop of suffering, it is tempting to conclude that IHL – the set of rules intended to protect civilians in wartime – is under threat.
In this podcast, international law expert Professor Marco Sassòli of the University of Geneva joins Netta Goussac, ICRC Regional Legal Adviser for the Pacific, to discuss his perspectives on the challenges for IHL in a changing world. Discussion questions include:
  • How can we ensure a minimum of humanity in profoundly inhumane situations?
  • Why should fighters respect their enemies, as well as their friends?
  • What can Australia do to contribute to strengthening global respect for IHL?
Drawing on decades of experience as a delegate with the ICRC, and as a renowned academic, Professor Sassòli shares his insights on how the international community can work towards rebuilding respect for the law and ensuring better protection for civilians caught up in 21st century conflict situations.
Listen to the podcast.
Source : ICRC
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La médecine légale, un outil de lutte contre l’impunité.

Rendre justice aux victimes des violations des droits humains commises lors des récentes crises est un impératif pour arriver à une réconciliation véritable en Centrafrique. Mais la faiblesse des institutions étatiques laisse planer le risque que les auteurs de violations des droits de l’homme demeurent impunis.
Il s’avère donc important de renforcer la capacité des institutions judiciaires et de la police centrafricaines, notamment pour permettre l’identification des corps et le recueil d’éléments de preuves dans les cas d’exactions et de crimes graves. La communauté internationale a offert un soutien à cet effet ; une assistance technique qui permettra d’avancer dans la lutte contre l’impunité.
Dans ce cadre, une équipe de juristes de la Clinique des droits de l’homme de la Faculté de Droit de l’Université de Columbia, accompagnée d’un expert de l’équipe argentine d’anthropologie médico-légale, a séjourné début Juillet 2016 à Bangui pour former des capacités nationales sur les sciences médico-légales. Ces experts ont étudié les moyens de prolonger leur assistance aux autorités centrafricaines, aux acteurs de la société civile, ainsi qu’aux familles dans leurs quêtes de paix et justice.
« Des experts en anthropologie médico-légale ont partagé leur expérience sur la façon dont la médecine légale peut aider après une crise », explique Sarah Knuckey, professeur à l’Université Columbia (États-Unis), membre du groupe d’experts. « Après une crise de ce genre, on découvre des fosses communes dans lesquelles les gens ont été enterrés de façon indigne, les familles ne sachant pas exactement ou les leur ont été enterrés. De plus, elles n’ont pas accès à la justice », poursuit-elle.
Pour Mme Knuckey, « la médecine légale peut aider les familles à identifier précisément qui est enterré dans une tombe […]. Des éléments de preuve peuvent aussi être recueillis pour aider à déterminer la cause du décès. Et cela, dans le cadre d’un processus judiciaire, aide lors des poursuites pénales. »
Si le Professeur Sarah Knuckey reconnait l’engouement des différents interlocuteurs nationaux à ce travail de renforcement de capacités et de recherche de vérité, elle note aussi les possibles réticences, « à la fois affectives et religieuses face à la question des exhumations ». La première démarche des spécialistes sera donc en toute circonstance de recevoir l’« acceptation préalable des familles ».
Le Professeur Knuckey a salué «l’engagement total au service de la vérité et de la justice » des participants à l’atelier. « Tout le monde est conscient qu’il « s’agit d’un préalable indispensable à la paix. »
« Des exactions ont été commises, et il faut que justice soit rendue », estime Augustin Kangatoua, Doyen de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de Bangui et co-organisateur de cet atelier à travers le Centre de recherches en droit de l’Homme et en gouvernance démocratique de l’Université de Bangui.
« L’atelier auquel nous avons participé et dont nous sommes d’ailleurs co-organisateurs nous a aussi initié à d’autres techniques de recherches de preuves, d’où l’intérêt de ce type de rencontres », ajoute-il.
Bertrand Jean de Dieu Tekpa, maître-assistant en médecine légale à l’Université de Bangui, salue, quant à lui, l’exposé en anthropologie médicale délivré au cours de cet atelier : « c’est quelque chose de nouveau dans le contexte centrafricain ; faire parler les ossements, à partir desquels on peut déterminer les causes du décès, l’âge et le sexe des victimes… Nous assistons à quelque chose de très intéressant dans la recherche des preuves et dans la restitution de la vérité. »
Ce premier atelier sur les sciences médico-légales a eu pour objectif de présenter l’objet et les modalités d’une enquête médico-légale, de fournir des informations relatives à la mise en œuvre et la réalisation pratique d’enquêtes médico-légales dans d’autres pays et de procéder à une analyse des difficultés et des avantages que présentent ces enquêtes.
A la suite de cet atelier, et suivant les recommandations des participants, l’équipe scientifique se penchera sur le développement d’une formation plus approfondie et plus pratique sur les sciences médico-légales à destination de praticiens, enquêteurs et de tout autre intervenant qui aurait à interpréter les données de l’analyse médico-légale. Cette formation inclurait un projet pilote d’exhumation sur un site à déterminer, et répondant aux conditions de consentement des familles et de sécurité.
Il est important de souligner que la mission scientifique, qui a séjourné en Centrafrique pendant deux semaines, vient en appui aux initiatives locales soutenues par le système des Nations Unies et ses partenaires pour promouvoir vérité, réparations et justice pour les victimes du conflit.
Cet atelier a regroupé une quarantaine de membres des facultés des Sciences juridiques et de Médecine, des ministères de la Justice et des Droits de l’Homme, de la Santé, de l’Intérieur, de la Défense, des Affaires Sociales et de la Réconciliation, ainsi que des représentants d’organisations de la société civile et des organisations internationales. Il a été organisé en partenariat avec la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de Bangui et la MINUSCA.
Il convient de rappeler que la RCA a ratifié cinq des neuf principaux traités internationaux relatifs aux droits de l’homme et plusieurs instruments régionaux.
Source : relief web
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World Health Assembly decision is stepping stone to protecting health care

1,561 injuries. Over half of attacks were against health-care facilities and another quarter against health-care workers. 62% of attacks intentionally targeted health-care services. These are the figures disclosed in a recently published World Health Organization (WHO) report, which looked at 19 countries experiencing emergencies between January 2014 and December 2015.
With those figures in mind, and health-care services continuously coming under attack, there is no denying that objectives like universal health coverage and the Sustainable Development Goals (SDGs) are a real challenge. But important decisions taken during the 69th World Health Assembly (WHA) in May could make this challenge less daunting.
We asked Erin Kenney, from the WHO Emergency Programme, to explain how the Global Strategy on Human Resources for Health: Workforce 2030 could pave the way for protecting health care and countering violence.
Erin Kenney: On 27 May the member States of the WHA adopted this landmark strategy which sets out a vision to accelerate progress towards universal health coverage and the SDGs by ensuring equitable access to health workers within strengthened health systems. This issue is capital: we are seeing a rising global health workforce deficit and a mismatch between the supply, demand and population needs for health workers. Our models indicate that by 2030 the health workforce will be 18 million people short of the numbers needed to meet the SDGs and universal health coverage targets. The gap will be concentrated in low- and lower-middle-income countries.
If we want to achieve universal health coverage and the SDGs we have to break down barriers to the development of the health workforce, which are greatest in countries experiencing conflicts or other emergencies. There, challenges such as recruiting and retaining staff may be amplified by attacks against health care. Without a strong and resilient global health workforce we cannot meet our public health goals. And to achieve this we must first and foremost protect health-care workers from violence and create a safe working environment even – or especially – during conflicts and other emergencies. The WHA’s decision provides additional momentum and practical ways for States and the WHO to do just that, setting out four important policy areas and responsibilities:
The role of States
1. Reflecting United Nations General Assembly (UNGA) Resolution 69/132 on Global health and foreign policy, the Global Strategy tasks member States with enhancing and promoting the safety and protection of health personnel and facilities and respect for professional codes of ethics. This includes universally recognized marking of health personnel, their means of transport and installations; education for health personnel, State employees and the general population; appropriate measures for the physical protection of health personnel, their means of transport and installations; and national legal frameworks (where warranted) to effectively address violence against them.
2. Member States are tasked with gaining a comprehensive overview of the health workforce, including by collecting data on obstruction, threats and physical attacks on health workers, and to set up national registries to this end.
The role of the WHO
3. The WHO should develop normative guidance, support research to identify evidence-based policy options, and facilitate technical cooperation when requested by member States and relevant stakeholders, including on preventive measures for the safety and protection of health workers.
4. The WHO is also responsible for adapting, integrating and linking the monitoring of Global Strategy targets to the emerging accountability framework of the SDGs and other UNGA resolutions. The WHO should assist States with the collection of data and submit a report on the protection of health workers, based on the experiences of Member States and presenting recommendations for action to be taken by relevant stakeholders, including appropriate preventive measures, as called for by UNGA Resolution 69/132.
Source : ICRC
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Medical corps hospital in Juba hit by shelling

The maternity wing of International Medical Corps’ hospital in the Protection of Civilian (PoC) site in Juba, South Sudan, was hit by shelling today amidst escalating violence that is endangering the lives of thousands of people who fled into the camp for safety. No staff or patients were injured, but the attack forced International Medical Corps’ team to relocate critical patients to another facility inside the UN base.
“We condemn in the strongest possible terms the use of heavy weapons near the UN’s protection of civilian sites and particularly the shelling that hit our maternity ward today,” said Dr. Teshome Adebabai, International Medical Corps’ Medical Director in Juba. “People fled into the PoC seeking protection from violence and instead find themselves in the crossfire. We call on all parties to stop the violence, respect the rights of civilians, and allow humanitarian organizations to provide life-saving care to those in need.”
Since the renewed fighting erupted on July 8 and despite immense challenges in providing care, the International Medical Corps team in the PoC has treated 139 injured patients. The hospital has operated without water for three days and is running out of fuel, which will leave it without electricity or an ambulance. The violence has also made it impossible for humanitarian organizations to move throughout the city, leaving the hospital with a reduced number of staff and dwindling medical supplies and medicines.
International Medical Corps’ health care facility in the PoC site in Juba provides emergency, maternity, in-patient, surgical, and primary health care services to the more than 50,000 people seeking refuge in the camp. The facility, which is the only secondary level health facility in the camp, has provided more than 33,000 medical consultations in 2016 to date.
Source : Safeguarding health in conflict
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