Ce lexique porte sur différents termes utilisés dans le domaine du droit international humanitaire. Il peut être considéré comme un instrument de travail pour celui qui doit utiliser ces concepts dans l’exercice de ses fonctions. Il comprend plus de 200 définitions relatives à l’action du personnel de santé engagé dans des conflits armés, quelques articles de fond, plus de 200 liens pointant vers d’autres sites en relation avec le droit international humanitaire. Les références des définitions sont souvent portées en bas de page (G pour les conventions de Genève et GP pour les protocoles additionnels). Les billets publiés ont pour vocation de stimuler la réflexion et ne représentent aucunement l’avis de l’auteur.

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Lutte contre Ebola sur fond de conflit armé

Pour la deuxième fois en l’espace de quelques mois, Ebola frappe à nouveau la République démocratique du Congo. Aujourd’hui, le virus meurtrier menace le Nord-Kivu, une province ravagée par un conflit armé et par la violence, ce qui risque de rendre cette nouvelle flambée encore plus dévastatrice.

« Cela compliquera d’autant plus nos opérations que celles-ci ont pour toile de fond une région en proie aux conflits armés depuis une vingtaine d’année », explique Hanna Leskinen, porte-parole du CICR. « Les gens se déplacent en permanence, au gré des vagues de violences successives qui les obligent à fuir. Cela complique énormément la recherche et le suivi des personnes infectées. »

Les environs de Beni et de Mangina – l’épicentre de cette nouvelle flambée – sont presque totalement encerclés par des groupes armés. Le CICR, en étroite collaboration avec la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, lutte pour stopper la propagation du virus et empêcher qu’il n’atteigne les zones contrôlées par les groupes armés.

Dans l’immédiat, l’équipe Croix-Rouge met tout en œuvre pour que les personnes ayant succombé au virus soient enterrées en toute sécurité et dans la dignité. C’est juste après le décès qu’Ebola est le plus contagieux. D’où l’importance des procédures de sécurité pour la gestion des dépouilles en cas de suspicion d’Ebola, si l’on veut stopper sa propagation. Ces derniers jours, l’équipe d’intervention a formé 48 volontaires locaux originaires de Beni et de Mangina aux procédures de sécurité pour l’enlèvement et l’inhumation des dépouilles de personnes dont on présume qu’elles ont succombé à Ebola.

L’équipe Croix-Rouge fait aussi de la prévention auprès des communautés, tout en s’employant à améliorer les systèmes d’eau et d’assainissement, en particulier dans les prisons, et à apporter son soutien aux hôpitaux et aux structures médicales, notamment grâce à la mise en place de mesures de prévention et de contrôle de l’infection.

Source : ICRC

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Aperçu d’incidents touchant les organisations humanitaires via l’OCHA et ReliefWeb

Le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) est le bras du Secrétariat de l’ONU qui est chargé de rassembler les acteurs humanitaires pour intervenir de façon cohérente dans les situations d’urgence. OCHA s’assure également qu’il existe un cadre dans lequel chaque acteur peut contribuer à l’intervention collective.

Il réalise, en particulier, des infographies permettant le suivi des situations sur le terrain.

Ci-dessous un exemple à propos des incidents touchant les organisations humanitaires en république Centrafricaine.

La situation sécuritaire en République centrafricaine (RCA) demeure très précaire. Les populations sont les principales victimes des conflits et de la violence qui s’exercent dans le pays. La RCA reste également un des contextes les plus risqués pour les travailleurs humanitaires. 181 incidents sécuritaires affectant directement les personnels ou biens humanitaires ont été enregistrés entre janvier et juin 2018. Le nombre d’incidents a pratiquement doublé entre le 1er et le 2ème trimestre : 118 incidents ont été enregistrés entre avril et juin 2018, comparé à 63 pour le trimestre précédent. 19 véhicules ont été volés pendant les six premiers mois de l’année.

Au 2ème trimestre 2018, une dégradation importante des conditions sécuritaires a été observée en particulier à Bambari, Bria et Kaga-Bandoro ainsi que dans certains quartiers de Bangui. Les organisations humanitaires n’ont pas été épargnées : plus de 12 bases d’organisations ont été pillées ou cambriolées à Bambari et Bria seulement. Cette insécurité généralisée et les incidents qui ont affecté directement les acteurs et biens humanitaires ont abouti à des suspensions temporaires d’activités humanitaires dans au moins une douzaine de localités des sous-préfectures de Batangafo, Kaga Bandoro, Kabo, Bambari, Ippy et Bria d’avril à mai.

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Snapshot S1 2018 – Incidents final

Source : ReliefWeb

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The Roots of Restraint in War

The Roots of Restraint in War is an update of the 2004 Roots of Behaviour in War. Based on two years of research collaboration between the ICRC and six distinguished scholars, the report identifies sources of influence on various types of armed forces and armed groups, ranging from those with a highly decentralized structure to those embedded within their communities.

Drawing on eight case studies across five countries, The Roots of Restraint in War investigates how formal and informal norms condition the behaviour of soldiers and fighters depending on the kind of armed organization to which they belong. Ultimately it provides a framework of analysis for humanitarian actors to help them identify the approach best suited to a group’s particular structure and socialization mechanisms, with the aim of promoting restraint during armed conflict.

Source : ICRC

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New global system to monitor attacks on health care

The surveillance system for attacks on health care (SSA) collects data on attacks on health care wherever they occur in the world and monitors their impact on the affected population’s health, all using a standardized approach.

The tool is aimed at various audiences. These include, of course, health-care personnel and those responsible for the security of health facilities, but also international and national governmental and non-governmental organizations, academics and anyone else interested in this issue.

Through the data collected, we hope to gain a better understanding of the global trends and patterns of this kind of violence, the nature of the attacks, and their repercussions on the delivery of health care. The WHO draws on such information to bolster the current advocacy campaign to end attacks on health care and raise awareness of the relevant rules of international humanitarian law. The ultimate goal is to galvanize action to safeguard health-care services.

Source : ICRC

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Health Care in Danger competition

All the agencies pitched their creative ideas on 9 February 2018 at TU Ilmenau, Germany, to a jury composed of four-members, including Dr. Andreas Schwarz as the organizer of the event, Irene Raciti, HCID campaign coordinator representing the ICRC, Michael Weber-Kopal, Digital Content manager representing the German Red Cross, and Karoline Oelsner, lecturer at TU Ilmenau.

« The ICRC has always worked with students and young generations. Idealism and inclination for equality and social justice are natural in them as well as a sense of global citizenship. This allows them to identify easily with other fellow human beings and feel empathy for their struggles. However, I was impressed by the enthusiasm of these students for the topic: you could really feel their strong rejection for acts that deprive wounded and sick civilians caught in war from access to health care. It was truly refreshing ». Irene Raciti, Health Care in Danger Campaign Coordinator.

The idea for the competition was formed between ICRC and TU Ilmenau, as part of a course curriculum on ‘PR and Communication in the Context of Globalisation’, taught by Dr. Andreas Schwarz. His class of 25 ambitious Master students was assigned to develop and pitch campaign ideas for raising more public awareness on violence against health care workers in conflict zones. Under the guidance of Dr. Andreas Schwarz and the practical insight from the ICRC’s campaign coordinator the students worked from October 2017 to February 2018 developing their creative proposals for a campaign strategy, messages and communication materials.

« We are very grateful for this practical opportunity, which turned out to be an incredibly rewarding experience. Through this assignment we discovered the crucial role that humanitarian organizations such as the ICRC play during conflicts. But we also understood the responsibility that we have as human beings, to act when we see or hear of despicable acts such as the bombing of a hospital in a war zone or the arrest of a doctor because she treated a certain patient. Social media platforms give everyone’s voice an incredible opportunity to be heard. And Health Care in Danger is a cause worth raising our voice for. Students from ‘Infinutum » junior communication agency

While developing their campaign concepts, the students took into consideration the importance of the roles that societal, cultural, governmental, economic, and media aspects played in each respective country. Ultimately, some innovative ideas included graphic campaign booklets; social media strategies to engage public leaders; a modern approach of video campaigns conveying human interest stories from the field; increased partnerships with influencers within or outside the humanitarian world; 360° pictures; further cooperation with media and corporations as major partners for awareness raising among others.

« I was incredibly proud of what the students were able to accomplish and that everyone took the challenge seriously, in a professional manner. In doing so, they discovered how a collaboration with partners can offer both professional growth and personal fulfillment ». Dr. Andreas Schwarz, Chair of the Research Group of Public Relations and Communication of TU Ilmenau.

Some elements of the winning concepts are currently being considered to be incorporated in the Health Care in Danger campaign, such as the partnership with influencers and the cooperation with media. « The experience was so positive that I do not exclude similar exercises in the future » commented Irene Raciti.

Source : ICRC

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Health-care workers suffer attacks every single week

Just this week, armed men stormed a hospital in the Central African Republic where an International Committee of the Red Cross (ICRC) surgical team operates, threatening patients, medical staff and Red Cross volunteers. An ambulance was stopped and threatened in the street.

The U.N. Security Council resolution passed with overwhelming support, an indication the world believes that people, especially in areas of conflict, must be able to safely seek medical care. Sadly, from May 2016 to today, the ICRC has registered in 16 countries alone over 1,200 incidents of violence against health-care facilities or personnel.

In Afghanistan, for example, attacks against health workers and the use or destruction of health-care facilities by arms carriers has cut off thousands if not millions of people from medical care. The attacks health personnel face include threats, kidnappings, and killings.

“Attacks against health facilities and personnel are a double tragedy,” said ICRC President Peter Maurer. “First, such attacks wound and maim people seeking and providing health care. But they also deprive an uncountable number of people from receiving aid in the future, crippling the hopes of recovery for people in desperate need.”

The passage on 3 May 2016 of UNSC Resolution 2286 was a strong step by the international community to address violent attacks on health care, but commitments to prevent and mitigate this violence must be followed by action.

The ICRC urges that these steps take place in conflict zones:

1)    Armed forces refrain from attacking civilians or civilian infrastructure including health-care facilities, personnel and vehicles.

2)    The lifting of any blockade that prevents the delivery of necessary medical items and the evacuation of sick and wounded people.

3)    Investigations into incidents of violence against health care and accountability for attacks that violate international humanitarian law.

The destruction of health infrastructure and the disruption of health services have been particularly disturbing in conflicts in the Middle East. More than half of Syria’s public hospitals and health-care centres are closed or only partially functioning. Some of them have been hit by multiple air strikes. The provision of medical supplies in certain areas of the country as well as the evacuation of the wounded and sick have been consistently obstructed.

In Iraq, the destruction of civilian infrastructure in areas affected by the most recent hostilities has been massive. In Salah al-Din more than a third of health centres are damaged or destroyed. In Yemen, only 45% of the country’s health infrastructure was functioning at the end of 2017, and most did not have enough medical supplies.

“Even wars have rules,” Maurer said. “The wounded and sick must be protected in all circumstances. Violence that deprives them of access to health care violates international humanitarian law, and, ultimately, it makes us all a little less human.”

Source : ICRC

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Not a target

With this short film #NotATarget the International Committee of the Red Cross (ICRC) and the European Union want to address the widespread and severe impact of illegal and often violent acts that obstruct the delivery of health care, damage or destroy facilities and vehicles, and injure or kill health-care workers and patients.
Based on humanitarian operational experience and different studies done on the subject, the ICRC and the EU believe that lack of safe access to health care in conflict or other emergencies is affecting millions of people. Yet, the significance of this issue is not fully grasped. For the ICRC health care includes hospitals, clinics, first-aid posts and ambulances.
For this campaign the allegory of a football game was used to illustrate that, like in popular sports, even wars have rules and limits. What is not allowed here in Europe, should also not be allowed ‘there’ where armed conflicts occur. In the field, the effect of just one violent incident directed against medical personnel or facilities may be felt by hundreds or even thousands of people. A single act of violence that damages a hospital or kills health-care workers has a knock-on effect, depriving many patients of treatment they would otherwise have received from the facility or workers in question.
The Health-Care in Danger project seeks to understand the complexity of the issue with the aim of raising awareness and increasing the knowledge of relevant institutions worldwide as well as the general public about this critical humanitarian problem. Recognising the complexity of the issues at hand, key stakeholders notably at the EU level were mobilised to find practical solutions within their own spheres of responsibility. The outcomes of these consultations, recommendations and practical measures are being used as basis to produce technical tools for the different target audiences. The ICRC and the European Union believe that mobilising the European public opinion could have also an impact in the countries where the issue is of immediate operational concern.

Voir le film ici

Source : ICRC

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Guerres humanitaires : mensonges et intox

Praticien de l’humanitaire, ex-président de Médecins sans Frontières (1982-1994), Rony Brauman a toujours occupé une place singulière dans le paysage intellectuel, formulant souvent une critique aigue de l’action humanitaire, tout en défendant son principe. Dans « Guerres humanitaires ? Mensonges et Intox », Rony Brauman revient sur les propagandes qui servirent à justifier des guerres dites humanitaires et dont les conséquences furent désastreuses. De la guerre d’Irak à l’intervention de l’OTAN en Libye en 2014, en passant par la Somalie, il rappelle comment les gouvernements occidentaux ont délibérément tronqué les faits pour émouvoir leurs opinions publiques et construire le discours qui précéda, puis accompagna la guerre.

Le livre d’entretien avec Rony Brauman devient justement captivant lorsque celui-ci nous emmène sur la thématique de l’intervention militaire et des dilemmes profonds qui surgissent aussitôt : y a-t-il des guerres justes ? Brauman répond par l’affirmative, considérant qu’une politique non-interventionniste de principe est « politiquement irresponsable ». Il aurait été intéressant qu’il en développe les raisons. S’inspirant de Saint Thomas d’Aquin, il énonce trois critères nécessaires pour justifier une intervention militaire, sachant qu’immanquablement des civils seront tués : d’abord le fait que la guerre ne soit que l’ultime recours, qu’ensuite, la cause soit justifiable prima facie et, qu’enfin, l’objectif soit atteignable. Les interventions limitées de l’armée française en Côte d’Ivoire et en Centrafrique (opération Sangaris), de l’OTAN au Kosovo, des forces britanniques au Sierra Leone, rentrent dans cette catégorie.

Mais il est parfois redoutablement complexe de rendre opérationnels ces critères de la guerre juste.  Qu’en est-il du Mali aujourd’hui où la France continue d’intervenir avec ses soldats ou de la Syrie depuis 2011 où l’occident s’est gardée d’intervenir militairement  ? C’est là où Rony Brauman – sans doute, comme nous – est embarrassé, comme il le reconnaît avec franchise. Dans le cas du Mali, il était sage d’éviter que Bamako tombe aux mains des djihadistes. C’était ce que souhaitait la majorité des Maliens et ce que réussit l’armée française, mais le conflit s’est depuis lors transformée dans une interminable « guerre contre le terrorisme » dont les objectifs ne sont plus identifiables, ni probablement gagnables alors que la population se détourne de ses anciens bienfaiteurs. L’armée française aurait-elle dû se retirer après avoir sécurisé Bamako, alors que l’armée malienne n’était pas prête à prendre la relève ? Qu’aurait-il fallu faire ? La question reste ouverte. Lucide, Brauman, fait sienne l’approche du général prussien Carl von Clausewitz reprise par le politologue Pierre Hassner qui soulignait, avant d’entrer en guerre, la nécessité d’avoir une idée claire des objectifs à atteindre, tout en reconnaissant … l’impossibilité d’avoir cette idée claire puisque la guerre est, par sa nature même, le domaine de l’imprévisible. De là, Rony Brauman en déduit « l’impossibilité de formuler un droit général de l’intervention armée », tout en défendant une approche au cas-par-cas.

Ni pacifiste, ni va-t-en-guerre, gardant la tête froide à mille lieux des envolées lyriques d’un BHL, Brauman se veut le tenant « d’une ligne mesurée » et pragmatique. Mais jusqu’où doit aller cette ligne mesurée ? Comment la peser à l’aune de massacres commis en direct, tel le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 ? Si l’on applique les trois critères énoncés par l’auteur pour déterminer si une intervention militaire occidentale au Rwanda aurait rempli les conditions d’une « guerre juste », les deux premiers sont aisément remplis (la guerre en dernier recours et la cause juste) et l’objectif identifiable (cesser les massacres), mais sa réalisation incertaine. La non-intervention était-elle le bonn choix, malgré les 800 000 ou le million de morts ? Comment trancher face à des situations limites ? Rony Brauman considère qu’à l’exception des deux premières semaines du génocide au Rwanda où des éléments modérés possédaient encore du pouvoir au sein de l’armée rwandaise, il n’aurait pas été judicieux d’envoyer 5000 soldats bien entraînés – comme l’avait suggéré le SG de l’ONU d’alors, Boutros Boutros-Ghali –  pour stopper les massacres.  Toujours selon Brauman, les casques bleus seraient devenus une faction combattante qui aurait été confrontée à la fois au gouvernement génocidaire et aux forces du FPR, lesquelles étaient déterminées à prendre le pouvoir et, vu le contexte de l’époque, il aurait été irréaliste d’établir une tutelle de l’ONU sur ce pays. Chacun jugera, mais Brauman a le courage de poser clairement les termes du débat, tant il est facile de commencer une guerre et terriblement compliqué d’y mettre un terme.

Face à des dilemmes tant éthiques que politiques, le dernier essai de Rony Brauman a l’immense mérite d’inciter le lecteur à la réflexion sur des enjeux fondamentaux liés à la guerre à un moment où l’occident n’a plus les moyens d’imposer son ordre.

Source : justiceinfo.net

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Projet de convention sur les crimes contre l’Humanité

A l’heure où la Cour pénale internationale fait l’objet de très nombreuses contestations, la Commission du droit international (CDI) des Nations unies a proposé un avant-projet de Convention sur les crimes contre l’humanité qui viendrait compléter le Statut de Rome. Tout en saluant l’existence de ce projet, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) formule des recommandations pour que le texte élaboré par la CDI contribue réellement au renforcement du droit international.

Prévenir les crimes contre l’humanité, punir les auteurs et protéger les droits des victimes

A la différence du crime de génocide et des disparitions forcées, les crimes contre l’humanité sont une des grandes catégories de crimes internationaux qui ne font pas l’objet d’un traité spécifique. Un projet de convention est en cours d’élaboration par la Commission du droit international des Nations unies pour combler ce qui était considéré comme un manque dans le cadre juridique international actuel.

Renforcer le système pénal international

La CNCDH est convaincue que ce serait une occasion manquée si ce texte se contentait de trouver le plus petit dénominateur commun en matière de coopération interétatique. Cette tentative de codification n’a de sens que si elle contribue au développement du droit international, à l’instar des avancées réalisées par la Convention sur les disparitions forcées. La CNCDH encourage les Etats à la ratifier, tout comme elle appuie l’appel du représentant spécial pour la prévention du génocide à ratifier la Convention contre le génocide, adoptée il y a 70 ans. Au-delà de l’objectif juridique, l’adoption d’un tel texte permettrait de mobiliser des Etats non parties au Statut de Rome dans la répression et la prévention des crimes contre l’humanité, à l’heure où la Cour pénale internationale est fragilisée par la défiance de certaines grandes puissances comme les Etats-Unis et de certains pays africains.

…en complétant le Statut de la Cour pénale internationale (CPI)

Ainsi, la CNCDH considère que la Convention sur les crimes contre l’humanité doit venir compléter le Statut de Rome qui demeure la clef de voûte s’agissant de la répression des crimes internationaux. A cet égard, la CNCDH considère qu’il convient de rester vigilant pour améliorer le texte sur plusieurs points essentiels, notamment la question des immunités et des amnisties, l’exclusion de toute forme de justice militaire, la prise en compte des droits individuels et collectifs des victimes. Le soutien de la CNCDH n’est donc pas un « chèque en blanc », mais un encouragement à renforcer le cadre de la coopération judiciaire entre les Etats, qu’ils soient parties ou non du Statut de Rome.

Source : CNCDH

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Australia: Working to end violence against health care

In 2011, the ICRC and Red Cross and Red Crescent Societies created the Health Care in Danger (HCiD) project, a global initiative to end violence against health care. Almost seven years since the formation of HCiD, in 2018 we continue to witness health-care facilities, health-care workers and patients being attacked in countries affected by conflict and other situations of violence.

The ICRC Australia Mission recently sat down with Giovanni Trambaiolo, the outgoing Head of HCiD, to discuss the hidden costs of violence against health care, as well as the ways in which the ICRC and Red Cross Red Crescent Movement continue to work to protect it.

Source : ICRC

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