Ce lexique porte sur différents termes utilisés dans le domaine du droit international humanitaire. Il peut être considéré comme un instrument de travail pour celui qui doit utiliser ces concepts dans l’exercice de ses fonctions. Il comprend plus de 200 définitions relatives à l’action du personnel de santé engagé dans des conflits armés, quelques articles de fond, plus de 200 liens pointant vers d’autres sites en relation avec le droit international humanitaire. Les références des définitions sont souvent portées en bas de page (G pour les conventions de Genève et GP pour les protocoles additionnels). Les billets publiés ont pour vocation de stimuler la réflexion et ne représentent aucunement l’avis de l’auteur.
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Que retenir de la conférence nationale humanitaire 2016 ?

Rebondissant sur le rapport du Secrétaire général des Nations unies, la CNH a été l’occasion d’analyser les grandes avancées qu’a connues le secteur humanitaire au cours des dernières années, du fait de la meilleure organisation et d’une professionnalisation croissante des acteurs, et des avancées technologiques dont il bénéficie.
Des limites de plus en plus visibles ont cependant été mises en avant, notamment en termes de capacités. Cela s’explique par des financements qui restent malgré tout insuffisants, et qui peinent à couvrir les besoins de prévention et de préparation ; par des actions qui peinent à s’adapter aux contextes locaux et à prendre en compte les enjeux de long terme ; par la coordination insuffisante, voire inadéquate, entre les autorités nationales des pays hôtes et les acteurs internationaux.
De sérieuses inquiétudes ont été exprimées au regard de la situation humanitaire mondiale, de la complexification et de la durée des crises, et des conséquences sociales, économiques et environnementales de plus en plus marquées du réchauffement. Or, ces crises, souvent politiques, ne peuvent être résolues que par des actions politiques souvent très difficiles à mettre en œuvre, notamment du fait de la souveraineté des États.
Enfin, des pistes de réflexion ont été formulées afin de « diversifier le secteur humanitaire » tout en concentrant son action sur les populations vulnérables. Il s’agit ainsi d’inclure davantage les institutions et organisations humanitaires locales au processus de résolution des crises et de développer leurs compétences ; de développer les efforts pour limiter les effets du changement climatique ; ainsi que d’encourager et de favoriser la complémentarité et la coordination des acteurs.
Source : Groupe URD
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République centrafricaine : un membre MSF tué lors d’une embuscade

Mercredi 18 mai 2016, un convoi MSF composé de deux véhicules bien identifiés avec du personnel et des patients a été arrêté par des hommes armés à Kouki, village situé à 82 kilomètres au nord de la ville de Bossangoa. L’équipe a été contrainte de quitter les véhicules, avant que les individus ne soient dépouillés. Un des chauffeurs a été tué au cours de l’incident, qui a duré plus de quarante minutes.
« Il est inacceptable que notre équipe médicale et ses patients aient été attaqués en fournissant des soins médicaux d’urgence dans la région, dit Michelle Chouinard, chef de mission MSF en RCA. Il est scandaleux que l’un de nos collègues ait été tué au cours d’un tel incident. L’équipe de MSF et ses patients ont été harcelés, ils ont reçu des menaces verbales et des coups de feu ont été tirés près de leurs têtes. »
Source : MSF
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Launch of the Humanitarian Law & Policy blog

Humanitarian Law & Policy is an ICRC blog powered by the International Review of the Red Cross. Focusing on the interplay between international law and the policies that shape humanitarian action, it gathers academics, lawyers and aid workers concerned with improving humanitarian action and limiting the effects of armed conflict and violence.
Source : ICRC
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Preventative health care in the peace building process

This edition is dedicated to the subject of prevention – in terms of health and security – for people working in peacebuilding missions. For these experts involved on the ground, both physical and mental factors are important to maintaining a healthy balance between work and free time, and to carrying out missions successfully. This edition also looks at the issue of gender within the OSCE Special Monitoring Mission to Ukraine and the experience of the OAS in demobilising the different armed groups in Colombia.
Source : Relief Web – Le document c’est par ici.
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HERVÉ FOUET, RÉFÉRENT SÉCURITÉ À MSF, RÉPOND AUX CRITIQUES SOULEVÉES PAR L’OUVRAGE SECOURIR SANS PÉRIR

Dans leur ouvrage Secourir Sans Périr, Fabrice Weissman et Michael Neuman s’interrogent sur les pratiques de sécurité de MSF depuis les années 90 et sont notamment dubitatifs sur la professionnalisation à outrance du secteur comme remède aux problèmes sécuritaires. Hervé Fouet, le référent sécurité de MSF, répond à leurs critiques principales.
Source : Grotius
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La mise à jour des commentaires des Conventions de Genève

Dans les années 1950, le CICR a publié une série de commentaires sur ces Conventions qui donnent des conseils pratiques sur la mise en œuvre des Conventions. Afin d’appréhender l’évolution du droit et de la pratique, l’institution a commandé une série de commentaires qui s’attachent à refléter les interprétations des Conventions, telles qu’elles prévalent aujourd’hui. Le premier volet, à savoir la mise à jour du Commentaire de la première Convention, vient d’être publié. Explications de Jean-Marie Henckaerts.
Quel est le principal objectif de la mise à jour des commentaires ?
La mise à jour des commentaires vise principalement à offrir une compréhension du droit, dans son interprétation actuelle, pour qu’il soit mis en œuvre de manière effective dans les conflits armés contemporains. Cette contribution importante permet, selon nous, de réaffirmer la pertinence continue des Conventions, de générer leur respect et de renforcer la protection des victimes pris dans les conflits armés. Grâce à l’expérience acquise dans l’application et l’interprétation des Conventions durant les six dernières décennies, il nous est possible de mieux comprendre comment elles opèrent durant les conflits armés dans le monde entier et dans des contextes très différents de ceux qui avaient conduit à leur adoption. Par ailleurs, les nouveaux commentaires vont bien au-delà des premiers commentaires élaborés dans les années 1950 qui se fondaient principalement sur les travaux préparatoires des Conventions et sur l’expérience de la Seconde Guerre mondiale.
Pouvez-vous donner un exemple de questions auxquelles les commentaires apportent des précisions ?
Les commentaires font la lumière sur de nombreuses questions, qu’il s’agisse de diverses règles d’application du droit international humanitaire dans les conflits complexes d’aujourd’hui, ou de l’obligation des Parties à l’égard des blessés et des malades. Par exemple, en vertu de la première Convention de Genève, les blessés et les malades doivent être protégés et respectés. Mais qu’est-ce que cela signifie dans la pratique ? Quelle est la norme requise en matière de soins médicaux pour le traitement des blessés et des malades ? Comment recueillir et soigner les blessés et les malades en l’absence de troupes sur le terrain ? Les réponses à ces questions et d’autres revêtent une dimension à la fois juridique et opérationnelle qui est traitée par le Commentaire de la Première Convention.
À qui, d’après vous, ces commentaires seront utiles ?
Les commentaires sont un outil essentiel pour des praticiens du droit, tels que les commandants militaires, les officiers et les juristes, parce qu’ils leur permettent d’assurer la protection des victimes durant un conflit armé. Ils serviront aussi à former les membres des forces armées, à préparer les instructions pour les forces armées et à s’assurer que les ordres militaires sont conformes au droit. Mais ils seront également utiles aux juges qui doivent appliquer le droit humanitaire, notamment dans les juridictions pénales et les tribunaux où les personnes accusées d’infractions au droit peuvent être traduites en justice. Parmi les autres utilisateurs, il y a lieu de relever les avocats au sein des gouvernements, les organisations internationales, le CICR, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et les milieux universitaires. Nous savons que les commentaires des années 1950 leur ont été utiles. La mise à jour de commentaires sera pour eux aussi un outil important dans la mesure où les idées et les références y sont plus nuancées.
En quoi les commentaires reflètent-ils la prévalence de conflits armés non internationaux de nos jours ?
Étant donné qu’aujourd’hui, la plupart des conflits armés sont non internationaux, le règlement de ces conflits est devenu un enjeu capital. L’article 3 est une disposition clé des Conventions qui a trait à ces conflits, et le nouveau Commentaire présente une vaste interprétation de tous les aspects de cette « mini-Convention » : le champ d’application, l’exigence d’un traitement humain, la prise en charge des blessés et des malades, les activités humanitaires, les aspects criminels et la conformité. Mais ce Commentaire traite aussi de sujets urgents, comme la violence sexuelle et le non-refoulement, c’est-à-dire de l’interdiction de renvoyer des personnes vers des pays où leur vie risque d’être menacée.
Quels sont les autres développements pris en compte par les commentaires ?
L’approche de la question de la protection des femmes est un bon exemple. La référence aux femmes dans le Commentaire initial qui fait état d’égards que l’on « accorde à des êtres plus faibles et dont l’honneur et la pudeur doivent être respectés » ne serait plus considérée aujourd’hui comme appropriée. Il est clair qu’à leur origine, les commentaires résultaient du contexte social et historique de l’époque. Mais de nos jours, la compréhension des besoins spécifiques des femmes, des hommes, des filles, et des capacités liées aux différentes manières dont les conflits armés peuvent les affecter, s’est améliorée. Le nouveau Commentaire reflète l’évolution sociale et du droit international sur l’égalité des sexes.
Est-ce que les nouveaux commentaires prennent en compte d’autres domaines du droit international ?
Lorsque les Conventions de Genève ont été adoptées, de nombreux domaines du droit international voyaient tout juste le jour, comme le droit des droits de l’homme, le droit pénal international et le droit des réfugiés, mais ces domaines se sont considérablement développés. Ces domaines du droit complètent le droit humanitaire car ils visent tous à apporter une protection aux personnes qui en ont besoin. Le droit humanitaire n’est pas une branche autonome, il est relié à d’autres domaines du droit international. Par conséquent, les interprétations actuelles qu’offrent les nouveaux commentaires prennent en compte les développements d’autres domaines chaque fois qu’ils sont pertinents pour l’interprétation d’une règle contenue dans la Convention. Des développements d’autres domaines qui sont plus techniques, tels que le droit des traités ou le droit relatif à la responsabilité des États, sont également pris en compte dans les nouveaux commentaires.
Source : CICR
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Even wars have limits: Health-care workers and facilities must be protected

Speech given by Mr Peter Maurer, President of the ICRC, United Nations Security Council Briefing, 3 May 2016, New York, USA
Even wars have limits, because wars without limits are wars without ends. Health-care personnel and facilities are the outer frontier of these limits.

A couple of months ago, I stood in front of a four-story building.

It was really more a shell of a building, completely bombed out, burned out, ripped apart, steel cables sticking out from the load-bearing walls, rubble all around.
The only indication that this once used to be a hospital was a surgical lamp, miraculously still attached to the ceiling of the second floor.
I was in Syria, but I could just as well have been in Afghanistan, in South Sudan, or in Yemen.
It’s a painful paradox that in times of greatest need, the availability of health care is at its lowest.
In a war, people are injured, malnourished, and sick. Yet, the greater the need for medical treatment, the more difficult it is to obtain such treatment, because the few places and persons that can help, come under attack.
The ICRC found that within three years, 2,400 attacks against patients, health personnel, facilities and transports occurred in 11 conflict-affected countries. That’s more than two attacks per day, every day, for three years. And it is only 11 countries we were looking at.
Last year, the World Health Organization announced that 60% of health-care facilities in Syria have been damaged or destroyed, while 25,000 people are wounded every month.
In Yemen, the ERC Stephen O’Brien said, that after a year of fighting, one quarter of the country’s health services had been destroyed or shut down.
In Afghanistan, in 2015, the ICRC registered a 50% increase of incidents against health staff and facilities, compared to the previous year. That means one incident every three days, without considering how many incidents go unreported.
Not always, but far too often, these incidents, attacks and destructions, constitute outright violations of international humanitarian law.
It is no coincidence that the very first Geneva Convention, in 1864, pertained to the amelioration of the condition of the wounded and sick. To be precise, the wounded and sick in armed forces in the field.
As wars and armed conflicts have evolved from open battlefields to urban areas, and from pistols to mass shelling and bombardments by air forces, the wounded and sick are no longer just those in uniform.
The wounded and sick now include Ramish, who was nine years old when he stepped on a mine in Afghanistan. They include Mathilde, who was raped by fighters, while she was harvesting her fields together with her husband in the Democratic Republic of Congo. They included the wife of Khaled, in Syria, who died during childbirth, because there was no midwife or doctor to tend to her. And they include all the nameless patients in the hospital I mentioned at the beginning.
These are just a few examples of the human beings, and their stories, that the staff and volunteers of the Red Cross Red Crescent Movement are confronted with in the field, every day, around the world.
They show the impact of war on people, but more importantly, they show that medical treatment and health care at large are crucial in times of war.
International humanitarian law therefore specifically protects medical personnel, facilities and transports, precisely because they are indispensable in times of war. Not doing so, risks multiplying the impact on health systems, which in turn risk unraveling, with an impact far beyond the region concerned, a burden on future generations.
Attacking a hospital, threatening a doctor, coercing a nurse to give preferential treatment to armed fighters, hijacking ambulances, using patients as human shields – these are not collateral damage. These are not sad realities, we have to get used to.
They are abominations to fight and trends to roll back.
The direct effects on health-care facilities, personnel and transports are grave, yet the indirect effects go even deeper.
When an MSF hospital in Yemen’s Saada province was destroyed in October 2015, it meant that 200,000 people instantly lost access to vital medical care.
Five years into the war in Syria, the entire city of Rastan has one dentist left – for 120,000 people.
Today, the reality in too many war-torn countries is that if you don’t die of shelling or fighting, you die because there is no dialysis equipment, no diabetes medicine, no antibiotics and no heart disease treatment.
Death rates by communicable and non-communicable diseases often surpass death rates by weapons. This, for us humanitarians is an indicator that we are not confronted with mere temporary disruptions but with system disintegration. It is not just a hospital or a doctor affected: entire health systems unravel under the attacks on health facilities and personnel.
The medical sector – alongside water, power, and education infrastructure – is often first in line to collapse under the cumulative impact of warfare, particularly in urban areas. Where a lot of people live closely together and depend on infrastructure and public services that are all intertwined, the effects of attacks and destruction are greatest.
The ICRC, in a recent study, has summarized its experience with the successive disintegration of urban services for people in today’s conflicts. What we see from the study is that humanitarian assistance is always insufficient to cope with the progressive dismantling of social services over time; what is needed is a fundamental change of behavior in warfare.
The humanitarian consequences of the cumulative impact that results, when essential infrastructure – like hospitals – is annihilated, must be taken into account when balancing military necessity against the protection of civilians.
It is not true that the guiding principles of the conduct of hostilities in warfare are wrong or outdated: they rather need to be interpreted differently in today’s environment. Much more weight has to be given to the impact on civilians and their protection in order to counter the decade-long trend, through which civilians bear the brunt of armed conflict or even become the very objective of attacks.
Beyond the immediate, when attacks and destruction of health infrastructures occur, efforts to reduce child mortality, improve maternal health, and the fight against diseases such as polio are wiped out in a matter of seconds. Rebuilding what has been destroyed will take years, if not decades. International humanitarian law and humanitarian action play a critical role as guarantors for developmental progress. If they are violated, this function unravels, and health-care services are particularly vulnerable.
I want to commend this Council for passing resolution S/2016/380 today. I know from my own experience as the Swiss representative to the UN, that every word – every comma actually – has been carefully weighed and negotiated.
And the result is strong: in clear language, you underline the importance of international humanitarian law, you call on States and all parties to armed conflict to comply with their obligations and develop effective measures to protect people’s lives by preventing and addressing violence against medical personnel, facilities and transports, and humanitarian personnel exclusively engaged in medical duties.
This resolution marks a momentous step in the international community’s efforts to draw attention to a problem that we otherwise risk getting used to through the sheer frequency of its occurrence.
We have not yet been desensitized by these attacks, because we are still outraged after every attack.
But after outrage must come action, not complacency.
So while this resolution is an important step, it must not mark the end of a political process, but the beginning of a practical effort.
I ask you to build on the momentum of this resolution.
States, and non-State armed groups, must respect their obligations under IHL.
You all know the ICRC as an inherently pragmatic institution. We recognize the dilemmas that exist in times of war, and we recognize the difficult balance between military necessity and humanitarian imperative, between principles and pragmatism, between short and long-term concerns, between our role as advocates for victims and as interlocutors of parties to conflicts to mitigate the effects of warfare on civilians and civilian infrastructures.
We are committed to principled pragmatism: norms and accountability for such norms are only one side of the medal; condemnations are first and foremost political, not humanitarian acts. As humanitarians, we engage, to change behaviors, to prevent violations of IHL, and thereby protect people.
As you know, we engage with everyone, who can make a difference, and the first in line are medical practitioners themselves.
Therefore, together with the World Medical Association, the International Committee of Military Medicine, the International Council of Nurses the International Pharmaceutical Federation, the International Federation of Medical Student’s Associations and the World Confederation for Physical Therapy, we drew up Ethical principles of health care in times of armed conflict and other emergencies.
These organizations represent 30 million health-care professionals from the civilian and military realms, who now have a practical tool to guide them in their daily work.
Actually, several members of this Council already know first-hand how we work, because we have built, jointly, a constructive relationship of deep operational engagement, and feedback, dialogue and corrective measures with regard to the conduct of hostilities.
I am here today, not to cry outrage, but to offer the ICRC’s help and constructive engagement to move out of the deep contemporary crisis of health systems in armed conflicts.
I would like to propose to you five work streams to ensure that the resolution you adopted today is not only text, but also a spirit that is respected, in the midst of war:
  1. Align domestic legislation, and encourage other States to follow suit, in line with obligations under international law and with ethical principles of the medical sector;
  2. Train military personnel to minimize disruptions to health-care services, while safeguarding legitimate security concerns;
  3. Support local health-care organizations to maintain minimum service, through tailor-made solutions;
  4. Improve the legal protection for patients and health-care workers, by ensuring the proper use of protective emblems, enhancing legal protection for medical ethics, and addressing violations;
  5. Ensure that every weapons transfer is done with an assurance to respect IHL, and targeted trainings that focus on the protection of medical personnel and facilities.
As an organisation working on the frontlines of conflicts, we take the resolution you adopted as a critically important political signal and as an encouragement to bear fruit on the ground. As a neutral, impartial and independent humanitarian actor, we are aware that ours cannot be the task to use the resolution, or IHL in general, as part of a public argument indicting counterparts for violations of norms.
Frontline negotiations will need skilled negotiators seeking the consent of parties in order to create an environment, in which the key objectives of this resolution can be concretized and implemented through practical agreements amongst belligerents. We need to be cognisant of the tension between the political guidance the Council is offering today on such an important issue and the practical challenges in contexts of war which frame the work of humanitarian actors on the ground. This is an additional reason, if need be, that a regular exchange between this Council and frontline organizations like MSF and the ICRC are of critical importance.
I told you about the destroyed hospital I saw in Syria a few months ago. What I didn’t tell you is that since its destruction, doctors, nurses and volunteers continue to work in the basement of the hospital.
Once a space to stock materials, it has been transformed into a micro-version of a hospital. In one former storage room, premature babies lie in a few, generator-powered incubators that weren’t demolished by shelling. The hospital may be all but destroyed, but humanity still lives on.
Humanity in war is what we demand. Even wars have limits, because wars without limits are wars without ends. Health-care personnel and facilities are the outer frontier of these limits. Today, with this resolution, you reaffirmed the relevance of the laws of war, the basic humanitarian consensus enshrined in the Geneva Conventions.
To demand they are respected, through practical measures, is the most decisive next step this Council can take, to ensure humanity in war is a reality, and not just an ideal.
Source : ICRC
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A strong resolve to end violence against health care

We continue to sound the alarm. Scores of health-care workers are being killed or injured while caring for sick and wounded men, women and children during armed conflicts. Countless are prevented from carrying out their duties.
We must do more for them and for the civilian populations affected by this unacceptable situation. It’s a matter of life and death.
Firm action is needed to stop the violence against health-care providers, the bombing of hospitals and the destruction of ambulances that prevent entire communities from receiving life-saving services. These acts of violence exacerbate the impact of war on people, bringing more deaths, more disabilities, higher disease rates and greater physical and mental suffering. The consequences of these acts will be felt for decades. It is time to reaffirm that wars have limits.
That is why we, as members of and partners in the Health Care in Danger initiative, welcome the action taken by the UN Security Council to adopt a resolution on this issue. This resolution represents a vital opportunity – one that must not be missed.
Today, 3 May 2016, we call on all UN Member States to wholeheartedly support the measures detailed in UN Security Council Resolution S/RES/2286 and those produced under the Health Care in Danger initiative.
We appeal to all UN Member States, in line with the resolution adopted by the Security Council today, to reaffirm the relevance of international humanitarian law – a sound body of law which seeks to bring humanity to an inhumane situation. In particular, we urge all UN Members to adopt specific measures for the protection of health-care delivery that would ensure greater compliance with international humanitarian law.
Governments should review and, where necessary, introduce domestic legislation to prevent violence against patients, health-care personnel and facilities, and medical vehicles. Health-care staff are present in areas of conflict in order to care for the sick and wounded, regardless of their affiliations and based solely on need. They must not be punished for doing their jobs. These dedicated professionals have a key role in upholding the principle of humanity in war.
It is essential that those attacking or preventing health-care delivery be held accountable and brought to justice. We urge the adoption of specific measures to achieve this. For example, criminal, disciplinary or administrative sanctions could be incorporated into countries’ domestic legislation.
We urge States to ensure that other domestic legislation applying to health-care personnel, including criminal laws, is consistent with their ethical duties and that it adequately protects the independence and impartiality of health-care provision.
Another key measure is to revise military rules of engagement and operational practice and procedures to ensure that recommendations and measures for the protection of health-care delivery are included and that military personnel are trained accordingly. We urge States to make this commitment.
The Health Care in Danger initiative is led by the International Red Cross and Red Crescent Movement and supported by experts and professionals from different backgrounds, including those working on the front line, governments, the armed forces, humanitarian agencies, international professional associations and health-care services. Together we have formulated substantive recommendations and identified practical measures that, if implemented by all those concerned, would increase the protection of health-care services in armed conflicts and other emergencies.
We shared with the Security Council members a document outlining the ethical principles of health-care provision in times of armed conflict and other emergencies. It was endorsed last year by six major health-care organizations representing over 30 million professionals and is aimed at protecting patients and those providing health care.
A key objective of the ethical principles is to ensure that health-care workers are not coerced into carrying out work that is contrary to the ethical standards of their profession. Their primary task is to preserve physical and mental health and to alleviate suffering, without discrimination of any kind. Patients are patients, no matter where they come from or what side they are fighting on.
We urge all UN Member States to take the recommendations developed under the Health Care in Danger initiative, and the ethical principles, into consideration for future multilateral initiatives.
The Security Council resolution sends an important signal. It recognizes the importance of international humanitarian law and, in particular, the sanctity of health-care delivery in times of conflict. Through this resolution, the Council members are demonstrating to the world that violence against health care is a serious humanitarian problem that needs to be addressed at the highest level, and that urgent action is needed to reaffirm the Geneva Conventions, to which all States are party.
We urge all UN Member States to respond to our appeal and to join the Council members in affirming their strong resolve to end violence against health care. There is and there must be a place for humanity in time of war.

This is the open letter to all UN member states.

Source : ICRC
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Le sommet humanitaire mondial : Istanbul 23/24 mai 2016

Le premier Sommet mondial sur l’action humanitaire, qui aura lieu les 23 et 24 mai 2016 à Istanbul, est un appel mondial à l’action lancé par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, M. Ban Ki-moon. Ce sommet marquera un tournant décisif dans la manière dont la communauté internationale se prépare et fait face aux crises afin de prévenir les souffrances humaines.
Le Sommet a trois objectifs :
  • Réaffirmer notre engagement envers l’humanité et les principes humanitaires.
  • Prendre des mesures et jeter les bases d’un engagement, de sorte que les pays et les populations puissent se préparer et faire face aux crises et mieux résister aux chocs.
  • Partager les meilleures pratiques qui contribuent à sauver des vies dans le monde entier, en plaçant les personnes touchées au cœur de l’action humanitaire et en allégeant les souffrances.
POURQUOI MAINTENANT ?
Nous sommes aujourd’hui à un moment critique. La souffrance humaine a atteint un niveau inégalé depuis la Seconde Guerre mondiale. En raison des conflits et des violences, près de soixante millions de personnes, dont la moitié sont des enfants, ont été déplacées contre leur gré. Le coût humain et économique des catastrophes provoquées par des risques naturels augmente lui aussi. Au cours des vingt dernières années, 218 millions de personnes par an ont été touchées par des catastrophes, qui ont coûté plus de 300 milliards de dollars à l’économie mondiale.
Jamais autant de personnes vulnérables dans le monde n’ont reçu une aide. Toutefois, nous ne pourrons pas aspirer à un monde de paix, de sécurité et de développement durable où personne n’est laissé de côté à moins que nous ne trouvions des moyens plus efficaces de répondre à ces souffrances. Des mesures décisives et collectives doivent être prises pour que nous puissions nous acquitter de notre responsabilité partagée : sauver des vies et permettre à tous de vivre dignement.
OÙ ET QUAND CE SOMMET AURA-T-IL LIEU ?
Le Sommet se tiendra les 23 et 24 mai 2016, au Centre des congrès d’Istanbul en Turquie. Les manifestations parallèles auront lieu au Centre de conférences et d’expositions Lufti Kirdar, situé à proximité.
QUELLES SERONT LES QUESTIONS CLÉS EXAMINÉES AU COURS DU SOMMET ?
Le Secrétaire général de l’ONU a lancé un appel visant à placer l’humanité — c’est-à-dire la sécurité, la dignité et le droit à prospérer des peuples — au cœur des prises de décisions mondiales.
Dans son rapport, « Une seule humanité, des responsabilités partagées », Ban Ki-moon exhorte les États membres, le Système des Nations Unies, les organisations humanitaires et les autres parties prenantes à endosser cinq responsabilités fondamentales.
  • Prévenir et faire cesser les conflits
  • Respecter les règles de la guerre
  • Ne laisser personne de côté
  • Travailler autrement pour mettre fin aux besoins
  • Investir dans l’humanité
Pour ce faire, le Secrétaire général a présenté un Programme d’action pour l’humanité, qui définit les mesures clés et les changements stratégiques nécessaires à la réalisation de ces objectifs.
QUI PARTICIPERA AU SOMMET ?
Plus de 5.000 participants sont attendus au Sommet, notamment des Chefs d’État et de Gouvernement, des représentants des populations touchées par les crises, des dirigeants du secteur privé et d’organisations multilatérales, des ONG internationales et nationales, des représentants des jeunes, de la société civile, de groupes civilo-militaires et du monde universitaire.
QUE SE PASSERA-T-IL LORS DU SOMMET ?
Au cours du Sommet, des grands de ce monde, des responsables politiques, des chefs d’entreprises et des représentants de la société civile annonceront qu’ils s’engagent à appliquer le Programme d’action pour l’humanité et lanceront de nouvelles initiatives pour répondre aux besoins les plus pressants, recensés lors du processus de consultation. Ces engagements seront également rassemblés sur une « plate-forme des engagements », disponible en ligne.
Il en résultera un éventail de mesures qui permettront au monde de mieux se préparer et faire face aux crises et de développer une plus grande résistance aux chocs.
QUEL SERA LE PROGRAMME DU SOMMET ?
Le Sommet se déroulera comme suit :
  • Cérémonie d’ouverture et séance plénière : allocutions par le Chef d’État ou de Gouvernement du pays d’accueil, le Secrétaire général de l’ONU et d’autres personnalités, telles que des Chefs d’État ou de Gouvernement, des ambassadeurs de bonne volonté et des mandataires spéciaux de l’ONU, ainsi que des représentants des populations touchées par les crises.
  • Annonces en séance plénière : déclarations de dirigeants mondiaux annonçant qu’ils s’engagent à mener à bien le Programme d’action pour l’humanité.
  • Tables rondes de hauts responsables : axées sur certaines des grandes problématiques humanitaires de notre temps, ces tables rondes seront pour les dirigeants l’occasion de prendre des engagements et d’annoncer des mesures audacieuses en soutien au Programme d’action pour l’humanité.
  • Sessions extraordinaires : elles s’articuleront autour des initiatives et partenariats majeurs auxquels le Sommet a donné lieu.
  • Manifestations parallèles : les pays, les organisations internationales et non gouvernementales, la société civile, le secteur privé et d’autres acteurs auront la possibilité d’organiser des manifestations sous forme de présentations, séminaires, ateliers et réunions-débats en marge du Sommet.
  • Foire-exposition et marché de l’innovation : des espaces seront consacrés à la présentation des travaux, produits et programmes des pays, organisations, agences, entreprises et autres institutions et partenaires qui soutiennent l’action humanitaire.
  • Plate-forme des engagements : Une plate-forme en ligne permettra aux pays, aux organisations humanitaires, aux entreprises et aux parties prenantes régionales ou sous-régionales, entre autres, d’indiquer leurs promesses d’action ou de s’associer à des initiatives existantes en soutien aux cinq responsabilités fondamentales et au Programme d’action pour l’humanité.
QUELS SERONT LES RÉSULTATS DU SOMMET ET LES MESURES DE SUIVI ?
Le Sommet mondial sur l’action humanitaire aboutira à un ensemble d’engagements qui permettront au monde d’être mieux préparé et de faire face aux crises et de devenir plus résistant aux chocs. Il marquera un tournant majeur dans la manière dont la communauté internationale travaille à prévenir les souffrances humaines.
Ces engagements devraient être mis à exécution sans tarder. Le Secrétaire général demande que des progrès réels soient obtenus dans les trois prochaines années.
Le Secrétaire général, en sa qualité de Président du Sommet, fera un résumé des principales conclusions du débat. Un récapitulatif des promesses d’action les plus importantes sera établi et une plate-forme d’action en ligne présentera tous les engagements pris durant le Sommet, ainsi que ceux pris par d’autres acteurs à travers le monde. En outre, conformément à la résolution 70/106 de l’Assemblée générale, le Secrétaire général présentera un rapport sur les textes issus du Sommet.
Source : GROTIUS
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