Ce lexique porte sur différents termes utilisés dans le domaine du droit international humanitaire. Il peut être considéré comme un instrument de travail pour celui qui doit utiliser ces concepts dans l’exercice de ses fonctions. Il comprend plus de 200 définitions relatives à l’action du personnel de santé engagé dans des conflits armés, quelques articles de fond, plus de 200 liens pointant vers d’autres sites en relation avec le droit international humanitaire. Les références des définitions sont souvent portées en bas de page (G pour les conventions de Genève et GP pour les protocoles additionnels). Les billets publiés ont pour vocation de stimuler la réflexion et ne représentent aucunement l’avis de l’auteur.
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Health-care workers suffer attacks every single week

Just this week, armed men stormed a hospital in the Central African Republic where an International Committee of the Red Cross (ICRC) surgical team operates, threatening patients, medical staff and Red Cross volunteers. An ambulance was stopped and threatened in the street.

The U.N. Security Council resolution passed with overwhelming support, an indication the world believes that people, especially in areas of conflict, must be able to safely seek medical care. Sadly, from May 2016 to today, the ICRC has registered in 16 countries alone over 1,200 incidents of violence against health-care facilities or personnel.

In Afghanistan, for example, attacks against health workers and the use or destruction of health-care facilities by arms carriers has cut off thousands if not millions of people from medical care. The attacks health personnel face include threats, kidnappings, and killings.

“Attacks against health facilities and personnel are a double tragedy,” said ICRC President Peter Maurer. “First, such attacks wound and maim people seeking and providing health care. But they also deprive an uncountable number of people from receiving aid in the future, crippling the hopes of recovery for people in desperate need.”

The passage on 3 May 2016 of UNSC Resolution 2286 was a strong step by the international community to address violent attacks on health care, but commitments to prevent and mitigate this violence must be followed by action.

The ICRC urges that these steps take place in conflict zones:

1)    Armed forces refrain from attacking civilians or civilian infrastructure including health-care facilities, personnel and vehicles.

2)    The lifting of any blockade that prevents the delivery of necessary medical items and the evacuation of sick and wounded people.

3)    Investigations into incidents of violence against health care and accountability for attacks that violate international humanitarian law.

The destruction of health infrastructure and the disruption of health services have been particularly disturbing in conflicts in the Middle East. More than half of Syria’s public hospitals and health-care centres are closed or only partially functioning. Some of them have been hit by multiple air strikes. The provision of medical supplies in certain areas of the country as well as the evacuation of the wounded and sick have been consistently obstructed.

In Iraq, the destruction of civilian infrastructure in areas affected by the most recent hostilities has been massive. In Salah al-Din more than a third of health centres are damaged or destroyed. In Yemen, only 45% of the country’s health infrastructure was functioning at the end of 2017, and most did not have enough medical supplies.

“Even wars have rules,” Maurer said. “The wounded and sick must be protected in all circumstances. Violence that deprives them of access to health care violates international humanitarian law, and, ultimately, it makes us all a little less human.”

Source : ICRC

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Not a target

With this short film #NotATarget the International Committee of the Red Cross (ICRC) and the European Union want to address the widespread and severe impact of illegal and often violent acts that obstruct the delivery of health care, damage or destroy facilities and vehicles, and injure or kill health-care workers and patients.
Based on humanitarian operational experience and different studies done on the subject, the ICRC and the EU believe that lack of safe access to health care in conflict or other emergencies is affecting millions of people. Yet, the significance of this issue is not fully grasped. For the ICRC health care includes hospitals, clinics, first-aid posts and ambulances.
For this campaign the allegory of a football game was used to illustrate that, like in popular sports, even wars have rules and limits. What is not allowed here in Europe, should also not be allowed ‘there’ where armed conflicts occur. In the field, the effect of just one violent incident directed against medical personnel or facilities may be felt by hundreds or even thousands of people. A single act of violence that damages a hospital or kills health-care workers has a knock-on effect, depriving many patients of treatment they would otherwise have received from the facility or workers in question.
The Health-Care in Danger project seeks to understand the complexity of the issue with the aim of raising awareness and increasing the knowledge of relevant institutions worldwide as well as the general public about this critical humanitarian problem. Recognising the complexity of the issues at hand, key stakeholders notably at the EU level were mobilised to find practical solutions within their own spheres of responsibility. The outcomes of these consultations, recommendations and practical measures are being used as basis to produce technical tools for the different target audiences. The ICRC and the European Union believe that mobilising the European public opinion could have also an impact in the countries where the issue is of immediate operational concern.

Voir le film ici

Source : ICRC

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Guerres humanitaires : mensonges et intox

Praticien de l’humanitaire, ex-président de Médecins sans Frontières (1982-1994), Rony Brauman a toujours occupé une place singulière dans le paysage intellectuel, formulant souvent une critique aigue de l’action humanitaire, tout en défendant son principe. Dans « Guerres humanitaires ? Mensonges et Intox », Rony Brauman revient sur les propagandes qui servirent à justifier des guerres dites humanitaires et dont les conséquences furent désastreuses. De la guerre d’Irak à l’intervention de l’OTAN en Libye en 2014, en passant par la Somalie, il rappelle comment les gouvernements occidentaux ont délibérément tronqué les faits pour émouvoir leurs opinions publiques et construire le discours qui précéda, puis accompagna la guerre.

Le livre d’entretien avec Rony Brauman devient justement captivant lorsque celui-ci nous emmène sur la thématique de l’intervention militaire et des dilemmes profonds qui surgissent aussitôt : y a-t-il des guerres justes ? Brauman répond par l’affirmative, considérant qu’une politique non-interventionniste de principe est « politiquement irresponsable ». Il aurait été intéressant qu’il en développe les raisons. S’inspirant de Saint Thomas d’Aquin, il énonce trois critères nécessaires pour justifier une intervention militaire, sachant qu’immanquablement des civils seront tués : d’abord le fait que la guerre ne soit que l’ultime recours, qu’ensuite, la cause soit justifiable prima facie et, qu’enfin, l’objectif soit atteignable. Les interventions limitées de l’armée française en Côte d’Ivoire et en Centrafrique (opération Sangaris), de l’OTAN au Kosovo, des forces britanniques au Sierra Leone, rentrent dans cette catégorie.

Mais il est parfois redoutablement complexe de rendre opérationnels ces critères de la guerre juste.  Qu’en est-il du Mali aujourd’hui où la France continue d’intervenir avec ses soldats ou de la Syrie depuis 2011 où l’occident s’est gardée d’intervenir militairement  ? C’est là où Rony Brauman – sans doute, comme nous – est embarrassé, comme il le reconnaît avec franchise. Dans le cas du Mali, il était sage d’éviter que Bamako tombe aux mains des djihadistes. C’était ce que souhaitait la majorité des Maliens et ce que réussit l’armée française, mais le conflit s’est depuis lors transformée dans une interminable « guerre contre le terrorisme » dont les objectifs ne sont plus identifiables, ni probablement gagnables alors que la population se détourne de ses anciens bienfaiteurs. L’armée française aurait-elle dû se retirer après avoir sécurisé Bamako, alors que l’armée malienne n’était pas prête à prendre la relève ? Qu’aurait-il fallu faire ? La question reste ouverte. Lucide, Brauman, fait sienne l’approche du général prussien Carl von Clausewitz reprise par le politologue Pierre Hassner qui soulignait, avant d’entrer en guerre, la nécessité d’avoir une idée claire des objectifs à atteindre, tout en reconnaissant … l’impossibilité d’avoir cette idée claire puisque la guerre est, par sa nature même, le domaine de l’imprévisible. De là, Rony Brauman en déduit « l’impossibilité de formuler un droit général de l’intervention armée », tout en défendant une approche au cas-par-cas.

Ni pacifiste, ni va-t-en-guerre, gardant la tête froide à mille lieux des envolées lyriques d’un BHL, Brauman se veut le tenant « d’une ligne mesurée » et pragmatique. Mais jusqu’où doit aller cette ligne mesurée ? Comment la peser à l’aune de massacres commis en direct, tel le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 ? Si l’on applique les trois critères énoncés par l’auteur pour déterminer si une intervention militaire occidentale au Rwanda aurait rempli les conditions d’une « guerre juste », les deux premiers sont aisément remplis (la guerre en dernier recours et la cause juste) et l’objectif identifiable (cesser les massacres), mais sa réalisation incertaine. La non-intervention était-elle le bonn choix, malgré les 800 000 ou le million de morts ? Comment trancher face à des situations limites ? Rony Brauman considère qu’à l’exception des deux premières semaines du génocide au Rwanda où des éléments modérés possédaient encore du pouvoir au sein de l’armée rwandaise, il n’aurait pas été judicieux d’envoyer 5000 soldats bien entraînés – comme l’avait suggéré le SG de l’ONU d’alors, Boutros Boutros-Ghali –  pour stopper les massacres.  Toujours selon Brauman, les casques bleus seraient devenus une faction combattante qui aurait été confrontée à la fois au gouvernement génocidaire et aux forces du FPR, lesquelles étaient déterminées à prendre le pouvoir et, vu le contexte de l’époque, il aurait été irréaliste d’établir une tutelle de l’ONU sur ce pays. Chacun jugera, mais Brauman a le courage de poser clairement les termes du débat, tant il est facile de commencer une guerre et terriblement compliqué d’y mettre un terme.

Face à des dilemmes tant éthiques que politiques, le dernier essai de Rony Brauman a l’immense mérite d’inciter le lecteur à la réflexion sur des enjeux fondamentaux liés à la guerre à un moment où l’occident n’a plus les moyens d’imposer son ordre.

Source : justiceinfo.net

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Projet de convention sur les crimes contre l’Humanité

A l’heure où la Cour pénale internationale fait l’objet de très nombreuses contestations, la Commission du droit international (CDI) des Nations unies a proposé un avant-projet de Convention sur les crimes contre l’humanité qui viendrait compléter le Statut de Rome. Tout en saluant l’existence de ce projet, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) formule des recommandations pour que le texte élaboré par la CDI contribue réellement au renforcement du droit international.

Prévenir les crimes contre l’humanité, punir les auteurs et protéger les droits des victimes

A la différence du crime de génocide et des disparitions forcées, les crimes contre l’humanité sont une des grandes catégories de crimes internationaux qui ne font pas l’objet d’un traité spécifique. Un projet de convention est en cours d’élaboration par la Commission du droit international des Nations unies pour combler ce qui était considéré comme un manque dans le cadre juridique international actuel.

Renforcer le système pénal international

La CNCDH est convaincue que ce serait une occasion manquée si ce texte se contentait de trouver le plus petit dénominateur commun en matière de coopération interétatique. Cette tentative de codification n’a de sens que si elle contribue au développement du droit international, à l’instar des avancées réalisées par la Convention sur les disparitions forcées. La CNCDH encourage les Etats à la ratifier, tout comme elle appuie l’appel du représentant spécial pour la prévention du génocide à ratifier la Convention contre le génocide, adoptée il y a 70 ans. Au-delà de l’objectif juridique, l’adoption d’un tel texte permettrait de mobiliser des Etats non parties au Statut de Rome dans la répression et la prévention des crimes contre l’humanité, à l’heure où la Cour pénale internationale est fragilisée par la défiance de certaines grandes puissances comme les Etats-Unis et de certains pays africains.

…en complétant le Statut de la Cour pénale internationale (CPI)

Ainsi, la CNCDH considère que la Convention sur les crimes contre l’humanité doit venir compléter le Statut de Rome qui demeure la clef de voûte s’agissant de la répression des crimes internationaux. A cet égard, la CNCDH considère qu’il convient de rester vigilant pour améliorer le texte sur plusieurs points essentiels, notamment la question des immunités et des amnisties, l’exclusion de toute forme de justice militaire, la prise en compte des droits individuels et collectifs des victimes. Le soutien de la CNCDH n’est donc pas un « chèque en blanc », mais un encouragement à renforcer le cadre de la coopération judiciaire entre les Etats, qu’ils soient parties ou non du Statut de Rome.

Source : CNCDH

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Australia: Working to end violence against health care

In 2011, the ICRC and Red Cross and Red Crescent Societies created the Health Care in Danger (HCiD) project, a global initiative to end violence against health care. Almost seven years since the formation of HCiD, in 2018 we continue to witness health-care facilities, health-care workers and patients being attacked in countries affected by conflict and other situations of violence.

The ICRC Australia Mission recently sat down with Giovanni Trambaiolo, the outgoing Head of HCiD, to discuss the hidden costs of violence against health care, as well as the ways in which the ICRC and Red Cross Red Crescent Movement continue to work to protect it.

Source : ICRC

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Les 155 ans du CICR

Samedi était l’anniversaire du CICR. 155 ans au compteur… Le 17 février 1863, à l’initiative de Henry Dunant, cinq citoyens genevois s’associent en Comité, « le Comité des cinq » qui rapidement deviendra le Comité international de la Croix-Rouge (en hommage au drapeau helvétique par inversion des couleurs confédérales).
Un soldat, le général Guillaume-Henri Dufour, un juriste, Gustave Moynier, deux médecins, Louis Appia et Théodore Maunoir emmenés par un indigné, Henry Dunant vont inventer l’action et le Droit international humanitaires : l’action avec la création des sociétés nationales de Croix-Rouge et plus tard de Croissant-Rouge et le droit, avec la première Convention de Genève (1864) obligeant les Etats à protéger et à assister sans distinction les soldats blessés en campagne.
Source : l’humanitaire sans tous ses états.
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7 issues that will shape the humanitarian agenda in 2018

We see violations of international humanitarian law (IHL) on the news every day. But the fact that IHL has changed wartime behavior over the decades is drastically under-reported. IHL has motivated actors in conflict to refrain from ill-treating detainees, from using chemical, biological or nuclear weapons, from using land mines and from attacking civilians.
IHL is constantly evolving as conflict evolves, but it remains true to the same core principle – protecting humanity through the law. In fragmented conflict environments and while fighting terrorism, the international community must safeguard IHL against arguments it is not applicable or can be traded off in political deals. In 2018 we must strengthen consensus around the law as a stabilising force.
Peter Maurer – on Linkedin 
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L’humanitaire à l’ère du tout numérique

A l’ère du tout numérique ou presque, humanitaires et défenseurs des droits de l’homme s’adaptent et intègrent progressivement les nouvelles technologies à leurs pratiques, quitte à surprendre et bouleverser parfois quelques certitudes. Tous s’interrogent aussi et s’inquiètent quelquefois face aux défis et dangers de ces nouvelles technologies. Sont souvent cités la protection des données ainsi que les effets trop éphémères et à court terme du militantisme en ligne, notamment sur les réseaux sociaux.
Série réalisée par Didier Pradervand
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La santé : un droit fondamental

Journée des droits de l’homme 2017 : Déclaration du Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS – 10 décembre 2017
«La possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale».
Près de 70 ans après l’adoption de la Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé, ces mots résonnent avec plus de force et plus de pertinence que jamais. Le droit à la santé est au cœur de l’identité et du mandat de l’OMS depuis sa création. Il est aussi au cœur de ma priorité absolue: la couverture sanitaire universelle. Le droit à la santé pour tous signifie que chacun devrait avoir accès aux services de santé dont il a besoin, au moment où il en a besoin et là où il en a besoin, sans être confronté à des difficultés financières. Personne ne devrait tomber malade ou mourir du seul fait qu’il est pauvre ou qu’il ne peut pas accéder aux services de santé dont il a besoin. Il est également évident que la santé est déterminée par d’autres droits humains fondamentaux comme l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, à des aliments nutritifs, à un logement décent, à l’éducation et à des conditions de travail sûres. Le droit à la santé signifie aussi que chacun devrait pouvoir être maître de sa santé et de son corps et notamment avoir accès à des informations et à des services en matière de sexualité et de procréation, sans être victime de violence ou de discrimination. Chacun a le droit au respect de la vie privée et à un traitement respectueux et digne. Personne ne devrait être soumis à des expériences médicales, à un examen médical contre son gré ou à un traitement sans consentement éclairé.
C’est pourquoi l’OMS défend l’idée des soins centrés sur la personne, qui sont l’incarnation des droits humains dans la pratique clinique. La marginalisation, la stigmatisation et la discrimination ont des conséquences néfastes sur la santé physique et mentale. La discrimination dans le cadre des soins est inacceptable et constitue un obstacle important au développement. Mais lorsqu’on donne aux gens la possibilité de participer activement aux soins qui les concernent, plutôt qu’ils en soient les bénéficiaires passifs, on respecte leurs droits humains, on obtient de meilleurs résultats et les systèmes de santé deviennent plus efficaces. Beaucoup reste à faire avant que chacun – peu importe qui il est, où il vit et quels sont ses moyens financiers – puisse jouir de ces droits humains fondamentaux. Le principe de base du Programme de développement durable à l’horizon 2030 est de ne laisser personne de côté.
J’appelle tous les pays à respecter et à protéger les droits humains dans le domaine de la santé – dans leur législation et dans leurs politiques et programmes sanitaires. Nous devons tous collaborer pour combattre les inégalités et les pratiques discriminatoires afin que chacun jouisse du meilleur état de santé possible, quels que soient son âge, son sexe, sa race, sa religion, son état de santé, son orientation sexuelle, son identité de genre et, éventuellement, son handicap ou son statut de migrant.
Source : OMS
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Feasible precautions in urban warfare: From law to practice

On 15 November 2017, the ICRC held an expert panel at the Humanitarium on the need to enhance compliance with international humanitarian law (IHL) during military operations in urban settings. More specifically, the panelists discussed the obligation to take all feasible precautions and its role in avoiding harm to civilians and civilian infrastructure, as well as operational challenges State and non-State armed groups face in fulfilling this obligation. The conference is part of the ICRC’s Conference Cycle on War in cities.
Moderator
  • Helen Durham, Director of International Law and Policy, ICRC
Panelists
  • Laurent Gisel, Legal Advisor, ICRC
  • Blaise Cathcart, QC, Major-General (ret.), Judge Advocate General, Canadian Armed Forces
  • Katherine Kramer, Acting Advisor on Explosive Weapons, Geneva Call
  • Adebayo Kareem, Head of Protection, Human Rights & Gender, AMISOM
Source : ICRC
VOir la viédo ici.
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