Ethique et juridique

Nos sociétés contemporaines ont estimé que l’éthique pure, celle qui mettait la confiance d’un individu face à la conscience d’un professionnel, ne suffisait plus. Elles lui ont imposé le renfort du droit. Le droit a investi l’éthique, et quand on parle d’éthique aujourd’hui, il faut préciser s’il s’agit d’éthique pure ou du droit de l’éthique. Mais le droit sans la référence aux droits de l’Homme serait un cadre bien pauvre, car le droit n’est pas toujours éthique. Le passage de l’éthique au droit constaté à l’occasion de l’émergence de législations d’éthique biomédicale par exemple, n’offre de réelles garanties que si le droit respecte les droits de l’Homme. C’est en principe le cas dans les États de droit où la hiérarchie des normes structure tout le système juridique.
La hiérarchie des règles de droit assure la prééminence des règles constitutionnelles. Or les droits de l’Homme ont valeur constitutionnelle. Ils s’imposent donc comme référence suprême dans l’élaboration des textes d’éthique et diverses juridictions assurent l’effectivité des droits de l’Homme. A la différence de la morale, les droits de l’Homme sont justiciables, les individus peuvent s’adresser à un juge pour les faire respecter. Par leur histoire et leurs racines, les droits de l’Homme véhiculent des valeurs éthiques.

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