De l’obligation d’avertir les populations en cas d’attaque.

L’obligation d’avertir la population civile en cas d’attaque pouvant l’affecter est relative. Le code Lieber précise en effet que ce n’est pas une infraction au droit commun de la guerre d’omettre d’informer l’ennemi. La surprise peut être une nécessité. Aujourd’hui, le premier protocole additionnel conditionne l’obligation selon que les circonstances permettent de la respecter ou pas.
Il s’agit ici du principe général de précaution selon lequel les opérations militaires doivent être conduites en veillant constamment à épargner la population civile, les personnes civiles et les biens de caractère civil. Toutefois, ce principe ne doit pas aller jusqu’à entraver la réussite d’une opération militaire et paralyser la conduite des hostilités.
Pour autant, la question d’avertir la population lors des bombardements aériens modernes fait débat. Certains estiment qu’il s’agit d’une obligation d’un autre âge en raison de l’importance de la surprise dans les opérations aériennes, notamment eu égard à l’efficacité des défenses antiaériennes modernes. Pour d’autres, au contraire, cette obligation tend à devenir absolue dans le contexte des conflits asymétriques contemporains dans lesquels la population est un centre de gravité déterminant.
Source : dommages civils. Pour en savoir plus, cliquez ici.
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