Gaza: Tout comprendre à l’enquête de l’ONU sur l’offensive israélienne

L’armée israélienne a-t-elle commis des crimes de guerre durant l’offensive qu’elle mène sur la bande de Gaza depuis le 8 juillet? Une mission d’enquête des Nations unies, votée ce mercredi soir par son Conseil des droits de l’homme, devra enquêter sur «toutes les violations» du droit international humanitaire dont Israël et le Hamas auraient pu se rendre coupable.
De quelles violations parle-t-on?
Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme a évoqué des destructions de maisons et des civils tués, dont des enfants, mais les «crimes de guerre» recouvrent toutes les violations du droit international humanitaire, constitué principalement des conventions de Genève et de la Haye. Dans le cas de l’offensive israélienne, ce sont donc les attaques visant des civils qui pourraient constituer ces «crimes de guerre» mais également l’usage d’armes provoquant des dégâts «superflus» telles que les bombes à fléchettes que des ONG disent avoir vu à Gaza.
Comment l’enquête va-t-elle être menée?
Pour «établir les faits et circonstances de ces violations et des crimes perpétrés» et «identifier les responsables», les enquêteurs devront réunir des preuves. Certaines ONG présentes à Gaza ont commencé à collecter des éléments qui pourraient accuser Israël: le centre palestinien des droits de l’homme a ainsi ramassé des bombes à fléchettes qu’ils pourraient remettre aux enquêteurs des Nations unies. Pour certains, la simple vision d’immeubles d’habitation ciblés par les bombes sont des preuves d’attaques visant délibérément des civils.
Quelles conséquences cette enquête peut-elle avoir?
Les responsables de crimes de guerre sont appelés à comparaître devant le tribunal pénal international. Des recommandations sur les moyens de protéger les civils devraient également être formulées à l’issue de l’enquête.
Pourquoi la France s’est-elle abstenue de voter pour cette mission d’enquête?
La résolution, déposée par la Palestine, a été adoptée par 29 voix pour, une voix contre, celle des Etats-Unis, et 17 abstentions dont celle de la France. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a justifié ce jeudi matin cette abstention par «le respect de l’unité européenne et la position constante de la France» qui s’était déjà abstenue dans la même situation en 2009. Tous les pays européens présents au Conseil des droits de l’homme se sont en effet abstenus faute de parvenir à une position commue pour ou contre la mission d’enquête. Laurent Fabius a également rappelé que la priorité de la France était d’arriver à un cessez-le-feu.
Source : 20 minutes – Audrey Chauvet
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