Robots tueurs : quelle responsabilité ?

Les nouvelles technologies militaires d’aujourd’hui et de demain sont-elles conformes au droit international humanitaire et aux droits de l’homme ? Serons-nous capables, en légiférant de manière préventive, d’interdire complètement ces armes, ou, au moins, de faire en sorte que leur déploiement et leur utilisation soient soumis à un strict contrôle?
En mai 2014, de nombreux experts et délégués de plusieurs organisations onusiennes, du Comité international de la Croix-Rouge, d’organisations non gouvernementales, d’institutions académiques, et de 87 pays se sont réunis à l’Office des Nations Unies à Genève pour discuter des défis posés par les « robots tueurs », ou Armes létales autonomes. Le débat s’est déroulé sous l’égide de la Convention sur certaines armes classiques (CCW ) qui a déjà négocié, par le passé, un accord contraignant préventif interdisant l’utilisation des armes à laser aveuglantes, et ce avant qu’elles ne soient jamais déployées sur le champ de bataille. Ce précédent devrait nous inspirer à faire de même pour les robots tueurs!
La campagne « Arrêtons les robots tueurs » (Stop Killer Robots campaign) demande, avec de nombreux autres acteurs, une interdiction complète des Armes létales autonomes ou, à défaut, le développement d’une nouvelle norme internationale réglementant leur utilisation. Une décision telle que celle visant à mettre fin à une vie doit impérativement rester sous contrôle humain. La réunion de cette semaine a lancé une discussion sur la façon d’y parvenir. Le décor est désormais planté pour les futurs travaux de la CCW sur la question.
Alors que les robots tueurs attirent de plus en plus l’attention, nous devons tous (et en particulier les gouvernements ) faire maintenant nos devoirs et réfléchir de manière constructive à la manière d’aborder ces nouveaux défis. Des solutions intelligentes doivent être trouvées afin que la prochaine réunion de la CCW à Genève en novembre 2014 soit un succès.
Source : Michael Moller in The Huffington post.
Pour mémoire, le 5 à 7 du CICR qui se déroulera le 26 juin de 17 à 19 heures au petit journal Montparnasse traitera de ce sujet sous le titre « robotiser la guerre, est-ce bien humanitaire ? »
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