Centres de santé endommagés et déplacement de populations à cause des combats au Nord-Kivu

Médecins Sans Frontières (MSF) a envoyé du personnel médical supplémentaire dans la localité de Kitchanga, dans l’est de la République démocratique du Congo RDC). Ces derniers jours, Kitchanga a été le théâtre de lourds combats entre groupes armés qui ont fait de nombreux morts et blessés.
« Un tir de mortier a frappé un hôpital, tuant deux personnes et faisant huit blessés », explique Hugues Robert, chef de mission de MSF pour la province du Nord-Kivu. « Nous appelons toutes les parties au conflit à respecter la neutralité des structures médicales », a poursuivi Hugues Robert. Fournir des soins médicaux à la population a été extrêmement difficile et exigeant. Quelques blessés ont été transférés à Mweso et à Goma pour un traitement ultérieur.
De nombreux bâtiments ont été détruits dans la ville, dont la base MSF. La panique a gagné la population alors que les tensions montaient entre communautés dans la région. Jusqu’ici, plus de 135 personnes ont été blessées et des milliers d’autres ont fui leur habitation. On a rapporté le décès de 55 civils. Un nombre qui pourrait être revu à la hausse car de nombreuses maisons ont été incendiées. Plusieurs collaborateurs congolais de MSF ont craint pour leur vie et ont fui.
Hier, un chirurgien, un anesthésiste, un infirmier et un logisticien d’urgence sont arrivés en hélicoptère pour soutenir l’équipe déjà en place à Kitchanga. Des kits chirurgicaux, des pansements, des médicaments, des bâches en plastique et des tentes ont également été acheminés.
« MSF est très préoccupée par le sort des civils lors de combats aussi intenses », a ajouté Hugues Robert. « Tous les belligérants devraient faire en sorte de ne pas porter atteinte aux populations. »
MSF prodigue des soins de santé primaire et secondaire dans une grande partie de la province du Nord-Kivu. L’organisation y soutient des hôpitaux de référence à Mweso, Pinga, Masisi et Rutshuru et dans des centres de santé à Kitchanga, Mweso, Pinga, Masisi et Rutshuru. Elle mène également des cliniques mobiles dans la région et gère des centres de traitement du choléra à Goma et dans ses environs. Par ailleurs, des équipes d’urgence évaluent les besoins et y répondent dans d’autres régions.
Source : Relief Web
http://reliefweb.int/report/democratic-republic-congo/centres-de-sant%C3%A9-endommag%C3%A9s-et-d%C3%A9placement-de-populations-%C3%A0-cause

 

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