Conflits sans pitié, en armes avec les rebelles à 14 ans

De nombreux mineurs figurent dans les rangs des groupes rebelles qui occupent depuis plus d’un mois le Nord du Mali. “Ils sont armés et restent avec les adultes, de garde ou de patrouille, ils ont probablement déjà combattu, alors que la plupart d’entre eux n’ont pas plus de 14 ans”, indique à la MISNA une source contactée à Gao (nord) et préférant garder l’anonymat pour raisons de sécurité, qui précise que ces très jeunes combattants “sont présents au sein des moudjahidin du Mouvement pour l’unité du Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), des salafistes d’Ansar al Din et des touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla). Mais aussi bien à Tombouctou qu’à Gao, c’est le Mujao qui domine le plus tant sur le plan des effectifs que celui des moyens”.
La présence de mineurs au sein des groupes armés actifs dans le Nord avait été dénoncée il y a déjà quelques jours par certaines organisations non gouvernementales, dont Human rights watch (Hrw).
Les témoignages rassemblés par Hrw font état de nombreux adolescents armés ayant pris part aux actes de vandalisme commis à Gao peu après sa chute aux mains des rebelles. Toujours à partir de témoignages locaux, l’organisation précise également que le groupe Ansar al Din a lancé le mois dernier une campagne d’enrôlement dans certaines régions qui a vu la mobilisation de très jeunes recrues dans les zones de Gao, Dire et Niafounke. Les adolescents seraient à présent entraînés à combattre dans un camp situé à quelques kilomètres de Gao.
“Tout cela vient s’ajouter aux vexations quotidiennes subies par la population civile. Les villes manquent d’eau, de nourriture et de courant. Ceux qui peuvent tentent de passer la frontière ou de partir vers le Sud”, poursuit la source de la MISNA, qui a récemment pu visiter Tombouctou.
De son côté, la Cour pénale internationale (Cpi) envisage l’hypothèse d’ouvrir des enquêtes préliminaires sur la situation, notamment sur les abus commis à l’égard des femmes, les meurtres, les enlèvements et les enrôlements de mineurs.
Source : Relief Web
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