Respecter l’environnement, même en temps de guerre

Les Nations-Unis ont proclamé le 6 novembre Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé. Dans la résolution adoptée en 2001, l’Assemblée générale de l’ONU rappelle que «les dégâts causés à l’environnement en temps de conflit armé perturbent les écosystèmes et compromettent les ressources naturelles longtemps encore après la fin du conflit et ont des effets qui s’étendent et se prolongent souvent au-delà des limites des territoires nationaux et de la génération actuelle».
Les conflits armés causent toujours d’énormes dégâts à l’environnement. Ces dégâts sont souvent faits de façon préméditée : l’eau des puits est polluée, les récoltes sont brûlées et les forêts – abattus. La guerre de Vietnam en constitue sans doute l’exemple le plus triste. Pour empêcher les soldats de l’ennemi de se cacher dans les forêts, les Américains ont utilisé un défoliant – un herbicide qui a pour premier effet la défeuillaison des arbres. Le défoliant était aussi dispersé au-dessus des champs de riz. Le produit le plus employé par l’armée américaine était l’«agent orange» responsable de nombreuses maladies, notamment les cancers et les malformations à la naissance à cause de la présence de dioxine. Au cours de la guerre pas moins de 16% du territoire de Vietnam a été pollué par les défoliants ce qui a fait près de 5 millions de victimes.
«La guerre, c’est toujours une attaque contre l’environnement et les écosystèmes», affirme Viktor Baranets, commentateur du quotidien russe Komsomolskaya Pravda. «Les avions, les missiles, les chars et les canons ont inévitablement des effets d’ordre écologique qui se répercutent souvent sur les générations futures. C’est surtout le cas de l’utilisation des armes chimiques ou nucléaires comme cela a été au Japon. Des dizaines d’années se sont écoulées depuis 1945, lorsque les Américains ont largué une bombe sur Hiroshima et Nagasaki, mais on en ressent les effets encore aujourd’hui. Même aujourd’hui au Japon naissent des enfants avec des malformations, parce que leurs arrière-grands-parents ont eu de la malchance de se trouver dans la zone de l’explosion nucléaire. La guerre c’est toujours un mal. Elle est la source des malheurs pour les gens et pour l’environnement».
La Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé a été instituée par l’Assemblée générale de l’ONU dans le but d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les dégâts écologiques causés par les conflits armés. Un accent a été mis sur les tentatives de nier les dégâts causés aux écosystèmes dans le seul but de prendre un avantage militaire. Les parties au conflit ont l’obligation de respecter des normes et accords internationaux tels que les Conventions de Genève relatives au droit de la guerre. Certaines de ces normes sont d’orientation écologique mais, de manière générale, le droit moderne passe sous silence les effets des conflits armés sur l’environnement. Selon le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, il est temps de revoir les accords internationaux relatifs à la guerre et conflits armés afin d’y inclure les dispositions concernant les dégâts causés à l’environnement.
Source : la voix de la Russie
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