Procès de Nuremberg, procès des peuples

Il y a 65 ans, le 1er octobre 1946, le verdict du Tribunal de Nuremberg est tombé. Douze principaux responsables du Troisième Reich ont été condamnés à mort et sept autres à des peines d’emprisonnement.
Hitler affirmait que le Troisième Reich existerait pendant 1 000 ans. Il n’a duré que 12 ans mais a causé de grandes pertes à l’humanité toute entière. La Seconde guerre mondiale a touché une quarantaine de pays du monde et 80% de la population de la planète. Cinquante cinq millions sont morts. Le droit de la guerre n’était point respecté par les nazis qui ont fait recours à des arrestations arbitraires, tortures, extermination des peuples entiers, esclavage. Il y a eu 14 000 camps de concentration où des millions de personnes ont été brûlés dans les fours ou asphyxiés dans les chambres à gaz. L’idée de mettre en place un tribunal international pour juger les criminels nazis a été explicitée pour la première fois dans une note diplomatique de Moscou en octobre 1942. Par la suite, elle a ressurgi lors des conférences de Téhéran et de Yalta.
Le Tribunal militaire international de Nuremberg a commencé son travail le 20 novembre 1945. En 11 mois 240 témoins ont été entendus, près de 300 000 preuves documentaires et pièces de conviction ont été étudiées par les juges. La SS, le SD et la Gestapo ont été interdites. Les dirigeants du Parti nazi ont été déclaré coupables des crimes contre la paix et contre l’humanité. Au micro l’historien russe Alexandre Dukov :
« Le tribunal de Nuremberg a condamné le nazisme, cette idéologie qui part de l’idée de l’existence des races inférieures à l’égard desquelles tout est permis. Les juges ont condamné l’extermination massive des gens suivant l’appartenance ethnique qui a été organisée par les forces armées et services secrets nazis dans les territoires occupés en Europe et en Union soviétique ».
Le Tribunal de Nuremberg n’a jugé que les principaux responsables du régime nazi. Mais il y a une multitude de collaborateurs qui n’ont pas été condamnés. Aujourd’hui l’humanité en essuie les plâtres, dit Alexandre Dukov :
« Dans certains pays européens qui n’ont que récemment intégré l’Union européenne, dans les pays où la tradition européenne est encore trop faible, on assiste à une héroïsation des collaborateurs nazis. Mais faut-il s’étonner à voir aujourd’hui  ces collaborateurs être proclamés militants pour la liberté, si la réalité des crimes perpétrés par les nazis et leurs collaborateurs est mise en doute ! Force est de reconnaître que la politique étatique des pays tels que l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie est imprégnée de cet esprit-là. Dans ces pays le procès de Nuremberg est tombé dans l’oubli. Mais pour les autres pays européens tout comme pour la Russie il est très important de ne pas oublier Nuremberg, de ne pas oublier ce procès qui a condamné une idéologie inhumaine ».    
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