L’ONU, acteur de la paix dans le monde

Afghanistan, Macédoine, Côte d’Ivoire, Libye… Les opérations de maintien de la paix de l’ONU se sont multipliées et ont évolué dans leurs objectifs et dans les moyens mis en œuvre : aux missions de surveillance ou d’interposition dans les conflits, sont venues s’ajouter des opérations pacifiques de protection des populations puis des interventions d’imposition de la paix, faisant usage de la force.
Au cours du XXème siècle, la communauté internationale a pris conscience que la paix ne se postulait pas ni ne se décrétait, mais qu’elle dépendait de l’instauration d’une « société des nations », expression de la communauté internationale.
L’expérience a également montré que les institutions de la communauté internationale se devaient d’être effectives, la SDN a ainsi cédé la place à l’ONU et celle-ci a dû adapter ses missions et ses modes d’action. L’ONU a multiplié les opérations de maintien de la paix (OMP), qui mobilisent une part importante de ses ressources humaines et financières et symbolisent son rôle aux yeux de l’opinion publique internationale. Mais les OMP elles-mêmes ont grandement évolué dans le temps.
À l’origine simple avatar des actions traditionnelles de médiation et d’interposition dans les conflits internationaux, elles ont revêtu des formes plus coercitives, conformément à ce que le chapitre VII de la Charte des Nations unies prévoit. De plus, la mission des opérations de maintien de la paix s’est élargie, la communauté internationale considérant en particulier que des violations graves des droits de l’homme à l’intérieur d’un État pouvaient constituer des menaces pour la paix internationale, voire des atteintes à celle-ci.
Héritière du « droit d’ingérence », créé à l’initiative de Bernard Kouchner, alors secrétaire d’Etat à l’action humanitaire, et du juriste Mario Bettati, la notion de « responsabilité de protéger » (« R2P » en anglais) a été précisée dans le rapport de 2001 de la Commission internationale indépendante de l’intervention et de la souveraineté des États (CIISE) et endossée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2005. Ce document énonce clairement la « responsabilité de protéger » de la communauté internationale, en particulier du Conseil de sécurité, lorsqu’un État se montre incapable ou non désireux de protéger sa population face aux crimes les plus graves.
Loin de constituer les prémices d’un hypothétique Etat mondial dont l’ONU serait la préfiguration, les opérations de maintien de la paix de la communauté internationale sont avant tout un rappel de la responsabilité qui incombe à chacun des Etats, et à défaut, à la communauté internationale, de protéger sa population. Dans ces opérations qui ressemblent parfois plus à des actions de police internationale qu’à la guerre traditionnelle, la communauté internationale a rencontré des problèmes inédits, et a dû résoudre des tensions nouvelles entre la légalité, la légitimité et l’efficacité de son action.
Source : la documentation française
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