CICR : la violence contre les personnels de santé, une question de vie ou de mort

La violence contre les personnels et les structures de santé dans les zones de conflit privent des millions de personnes de soins de santé au moment où elles en ont le plus besoin. Telle est la conclusion d’un rapport publié ce mercredi à Genève par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Selon le CICR, cette violence est l’un des défis humanitaires les plus urgents aujourd’hui, mais il passe inaperçu.
L’étude, menée dans 16 pays, souligne que « le plus choquant, c’est qu’un grand nombre de personnes blessées dans l’explosion d’une bombe au bord d’une route ou une fusillade succombent parce que les ambulances n’arrivent pas à temps pour les secourir, ou que des personnels de santé ne peuvent pas faire leur travail ou parce que des hôpitaux sont la cible d’attaques ou simplement parce que le contexte est trop dangereux pour assurer des soins de santé efficaces ».
Le rapport cite notamment la mort de plus de 20 personnes dans l’explosion d’une bombe à Mogadiscio en 2009 dont la plupart étaient des étudiants tout juste diplômés en médecine. Cette attaque a non seulement entraîné la mort prématurée de ces jeunes médecins, mais elle a également privé des dizaines de milliers de personnes de la possibilité de recevoir des soins de santé dans les mois et les années qui ont suivi.
Le CICR évoque par ailleurs les hôpitaux touchés par des tirs d’obus au Sri Lanka et en Somalie, les ambulances essuyant des tirs en Libye, les membres du personnel paramédical tués en Colombie, ou les blessés retenus dans des files de véhicules pendant des heures à des postes de contrôle en Afghanistan.
Dans ces conditions, le CICR note que la violence contre les structures médicales et les personnels de santé doit cesser. « C’est une question de vie ou de mort », prévient le CICR qui rappelle qu’il est fréquent que des civils et des combattants succombent à leurs blessures simplement parce qu’ils ne peuvent pas recevoir rapidement une assistance médicale. Or, selon le CICR, des millions de vies pourraient être épargnées si les soins de santé étaient plus largement respectés.
Le CICR appelle donc au respect du droit et l’adoption de mesures appropriées par les États, les forces armées et les acteurs non étatiques.
Source : Relief Web
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