La CPI établit un dispositif de réparations des victimes en Centrafrique

Entre le 25 au 29 juillet 2011, la Section de la participation des victimes et des réparations appartenant au Greffe de la Cour pénale internationale (CPI) a organisé à Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA), un séminaire de formation destiné à renforcer les capacités des intermédiaires locaux qui travaillent avec les victimes.
Ces intermédiaires sont des individus présents en RCA qui ont décidé bénévolement d’assister les victimes de leur communauté en les informant de leurs droits devant la Cour et en les aidants dans leurs démarches pour accéder à ce processus de justice.
Le séminaire de formation fait suite aux formations initiales reçues par chaque intermédiaire, dans le but de renforcer ses capacités d’assistance aux victimes. Le rôle des intermédiaires en contact avec la Section concernée est crucial pour rendre effectifs les droits des victimes à être informées, à participer aux procédures à travers de représentants légaux et éventuellement de demander des réparations.
Des membres des organisations de défense des droits de l’homme ou d’associations locales, ainsi que des instituteurs, avocats et autres intellectuels ont participé à ce séminaire. Ils représentaient toutes les localités centrafricaines touchées par les crimes qui font l’objet des poursuites devant la CPI en République centrafricaine: Bangui, Damara, Sibut, Mongoumba, Bossembele, Bossemptele, Bozoum, Bossangoa.
Le séminaire visait, entre autres objectifs, au renforcement de leurs capacités en termes de méthodologie de travail avec les victimes et la sensibilisation sur les bonnes pratiques à adopter dans l’interaction avec elles. Ainsi, des sessions ont eu lieu sur les questions de l’accompagnement psychologique des victimes, les questions de confidentialité et de sécurité, et les diverses problématiques en matière d’éthique auxquelles peuvent faire face les intermédiaires.
Laetitia Bonnet, responsable de la Section de la participation des victimes et des réparations pour le bureau de Bangui, a clôturé le séminaire en invitant les participants à « montrer détermination et enthousiasme pour surmonter les défis qui se présentent dans l’assistance aux victimes ».
A ce jour, 1.619 victimes ont été autorisées à participer aux procédures de l’affaire Jean-Pierre Bemba, dans le contexte de la situation en RCA au travers de leurs avocats. Les victimes qui souhaiteraient déposer des demandes à cette fin doivent le faire avant le 16 septembre 2011 en prenant contact avec le bureau de la CPI à Bangui. Après cette date, seules les demandes de réparation seront prises en considération.
Centre d’actualités de l’ONU.
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